Bisphénol A

Le Bisphénol A est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d'acétone, dont la toxicité sur le corps humain est en débat.



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Produit chimique nocif - Phénol - Polluant - Perturbateur endocrinien - Diol - Plastifiant - Matériau

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Bisphénol A
Structure du bisphénol A
Structure du bisphénol A
Structure du bisphénol A
Général
Nom IUPAC 4, 4'-dihydroxy-2, 2-diphénylpropane
No CAS 80-05-7
No EINECS 201-245-8
SMILES
InChI
Apparence cristaux blancs. [1]
Propriétés chimiques
Formule brute C15H16O2  [Isomères]
Masse molaire[2] 228, 2863 ± 0, 0137 g·mol-1
C 78, 92 %, H 7, 06 %, O 14, 02 %,
Propriétés physiques
T° fusion 152 à 153 °C[1]
T° ébullition 360 °C [3] ;
250 à 252 °C (1, 7 kPa) [1]
Solubilité 300 mg·l-1 (eau) [3]
Masse volumique 1, 2 g·cm-3[1]
T° d'auto-inflammation 600 °C[1]
Point d'éclair 207 °C (coupelle ouverte) [1]
Pression de vapeur saturante à 190 °C : 87 Pa[1]
Thermochimie
Cp
Précautions
Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn
Phrases R : 37, 41, 43, 62,
Phrases S :  (2), 26, 36/37, 39, 46,
SIMDUT[5]
D2A : Matière très toxique ayant d'autres effets toxiques
D2A, D2B,
SGH[6]
SGH05 : CorrosifSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxique
Danger
H317, H318, H335, H361f,
Écotoxicologie
LogP 3, 32[1]
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d'acétone, dont la toxicité sur le corps humain est en débat.

Synthesis Bisphenol A.svg

La molécule contient deux groupements fonctionnels phénols et fait partie des composés organiques aromatiques. Ses autres noms sont aussi 4, 4'- (propan-2-ylidène) diphénol ou p, p'-isopropylidènebisphénol.

Comme le nonylphénol, le bisphénol A est un œstrogéno-mimétique[7] capable de se lier au récepteur α des œstrogènes. Son action serait à peu près 1 000 fois inférieure à celle de l'œstradiol, mais il est particulièrement présent dans notre environnement (environ trois millions de tonnes de BPA sont produites chaque année dans le monde[8]) et dans le corps humain.

Le bisphénol est utilisé surtout dans la fabrication des biberons, ce qui a été interdit pour des raisons sanitaires au Canada et le 23 juin 2010 en France (après proposition du Sénat en mars 2010, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2) [9].

Histoire

La première synthèse chimique du bisphénol A est due à A. P. Dianin en 1891. Il a été particulièrement étudié dans les années 1930 au cours de la recherche d'œstrogènes de synthèse. Il ne fut jamais utilisé comme œstrogène de synthèse du fait de la découverte à la même époque d'un autre composé de synthèse, le diéthylstilbestrol, dont les propriétés se révélèrent plus intéressantes.

Utilisations

Le bisphénol A est utilisé à l'heure actuelle comme monomère pour la fabrication industrielle par polymérisation de plastiques de type polycarbonate et de résines époxy.

Il est aussi utilisé comme antioxydant dans les plastifiants et le PVC, et comme inhibiteur de polymérisation dans le PVC.

Les polycarbonates sont particulièrement beaucoup utilisés dans des produits de consommation courants depuis les lunettes de soleil et les CD jusqu'aux récipients pour l'eau et la nourriture. En France en 2008, ils sont présents dans 90 % des biberons[10]. On considère qu'ils sont potentiellement responsables de la précocité de la naissance de la puberté et on soupçonne un fort effet sur le développement. [réf.  nécessaire]

Exemple de code d'identification

Certains de ces plastiques peuvent être repérés par le chiffre 3 (PVC), 7 (other) ou PC (polycarbonate) au centre ou en dessous du symbole de recyclage (voir Code d'identification des résines).

On note surtout que :

Environnement et santé

Le bisphénol A est réputé pour s'extraire des plastiques spontanément à particulièrement faible dose et plus significativement s'il est nettoyé avec des détergents puissants ou utilisé pour contenir des acides, ou des liquides à hautes températures.

95 % des échantillons d'urine collectés auprès d'adultes américains contenaient des niveaux quantifiables de BPA[13].

Il peut être accumulé dans les tissus gras. La contamination humaine se fait principalement par ingestion mais un passage par les voies respiratoires ou la peau est envisageable.

Effets connus et supposés sur la santé et l'environnement

Le Bisphénol A, constitutif de nombreux récipients alimentaires en plastique est un xénœstrogène stable et résistant.
Or le BPA est un leurre hormonal, capable de «mimer» l'effet des hormones sexuelles féminines qui ont un rôle dans la fonction de reproduction, mais également le développement d'organes comme le cerveau ou le dispositif cardio-vasculaire [14].
Massivement produit et dispersé dans l'environnement depuis quelques décennies, il est déjà fréquemment retrouvé dans l'organisme d'une large majorité de la population, quel que soit l'âge, et surtout chez les enfants[15]. On en trouve désormais dans presque l'ensemble des organismes vivants, ainsi, Park et Choi ont établi le EC50 du BPA à 0, 2 mgl−1 ainsi qu'à 3, 3 mgl−1 le LC50 pour les larves aquatiques Chironomus tentans [16].
La prévalence du toxique s'est vu consacrée importante chez l'homme selon diverses études (93% des urines contiennent du BPA à faible niveau, mais autant davantage de glucuronide, qui est le sous produit de métabolisation, excrété en quelques jours). Le risque d'effets est controversé, car les concentrations corporelles (33-80ng/kg) sont 1 000 fois inférieures à la réglementation EPA/US, mais produisent des effets avérés chez les rongeurs. Or, les rongeurs semblent métaboliser moins le BPA et y être plus sensibles, 10 fois en ordre de grandeur[17]. Les nourrissons sont les plus à risque (leur exposition pouvant être douze fois plus élevée que celle des adultes[réf.  nécessaire]).

Le degré de toxicité et d'écotoxicité du Bisphénol A, et secondairement la «dose journalière acceptable» sont toujours discutés [18], et ont en particulier été étudiés chez le rat de laboratoire, pour ses effets sur le cerveau [19], sur la reproduction des mâles [20] mais plusieurs indices laissent penser que ce produit pourrait aussi toucher l'organisme humain :

En attendant, l'AFSSA recommande un étiquetage systématique des produits contenant du BPA que les consommateurs ne chauffent pas ces produits trop longtemps. La présence de BPA dans les aliments est essentiellement due à sa migration à partir des matériaux au contact, ce phénomène étant accentué par le chauffage.

- de diabète,
- de maladies cardiovasculaires [24]
- d'anomalies du bilan hépatique[25].
- de moindre efficacité de chimiothérapies chez les patients cancéreux[réf.  nécessaire].

Risque In utero

Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A.

Historique de la connaissance

Les premières études sur l'action œstrogénique du bisphénol A datent des années 1930 où il fut administré à des rates ayant subi une ablation des ovaires. Une action comme androgène fut rapidement fortement suspectée[31]. Ces effets pourraient entraîner des problèmes de santé chez l'homme, tels qu'une diminution du taux ou de la qualité des spermatozoïdes. Le bisphénol A peut causer des anomalies de fonctionnement d'autres organes, comme le pancréas[32] ou la thyroïde[33].

L'industrie du plastique a longtemps affirmé que le bisphénol A était sans danger pour l'homme, minimisant ou réfutant les tests donnant des résultats contraires. Onze études effectuées par des industriels ne mettaient aucun risque en évidence alors que, selon un rapport de Frederick vom Saal et Claude Hughes, 90 % des 104 études indépendantes montrent un risque envisageable[34]. Un rapport précédent rendu public par le Centre pour l'analyse des risques de l'Université Harvard[réf.  nécessaire] et financé par le Groupement américain du plastique qualifiait le risque de «faible» et «non significatif». Claude Hughes considère dans le rapport de 2004 que cette publication du Centre pour l'analyse des risques n'est pas fiable parce qu'elle ne prend en compte que peu de travaux publiés depuis 2001 sur l'effet des faibles doses de BPA sur la santé.

En 2005, l'équipe de S. M Belcher démontrait que de faibles taux de bisphénol-A peuvent entraîner une altération du développement du fœtus chez le rat[35].

En 2006, vom Saal et Welshons[36] ont publié une analyse détaillée expliquant pourquoi certaines études, essentiellement menées par des laboratoires financés par l'industrie, n'obtenaient pas des résultats reproductibles sur les effets à faible dose du bisphénol-A. Un comité scientifique indépendant a réanalysé les données du rapport pour le compte d'une agence du gouvernement américain et a montré qu'en réalité un effet existe en dépit des conclusions opposées du rapport originel[réf.  nécessaire].

En décembre 2009, une étude française réalisée par des chercheurs de l'INRA conclut pour la première fois que l'exposition au Bisphénol A (BPA) a des conséquences sur la fonction intestinale chez le rat. L'étude démontre que l'appareil digestif du rat est particulièrement sensible aux faibles doses de BPA, affectant la perméabilité intestinale, la douleur viscérale et la réponse immunitaire à l'inflammation digestive. Les effets du BPA sur l'intestin s'observent dès une dose dix fois inférieure à la dose journalière acceptable néenmoins reconnue comme particulièrement sécuritaire pour l'homme. Cette étude montre aussi que l'exposition pré- et post-natale de ces animaux peut fragiliser la fonction de «barrière intestinale» à l'âge adulte[37].

La position des organismes officiels de sécurité sanitaire

En 2007, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) notait en conclusion de son rapport sur le Bisphénol A, sa présence dans les canalisations de transport de l'eau potable et les conteneurs. Elle préconisait que des études soient menées sur l'envisageable propagation de cette substance dans l'eau. L'EFSA fixa alors la dose journalière acceptable (DJA) à 0, 05 milligramme/kg (= 50µg/kg) de poids corporel pour cette substance[38], taux retenu par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Une enquête récente a détecté des traces de bisphénol A dans les urines de 91% des Canadiens, à raison en moyenne de 1, 16 μg par litre d'urine, soit un taux proche de ceux relevés (concentrations moyennes ou médianes) ailleurs allant de 1 à 3 μg·l-1. Au Canada toujours, les 12-19 ans sont plus touchés (1, 5 μg en moy. ), tandis que les taux les plus faibles sont détectés chez les plus de 60 ans (0, 9 μg en moye). Selon l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) il serait en France d'environ 1 μg·l-1.
Depuis le 18 avril 2008, Santé Canada, l'office public de santé du Canada, a classé le bisphénol A au rang de substance dangereuse[39]. Le Canada a été ainsi le premier pays à classer au rang des toxiques cette substance, ce qui doit amener États-Unis et Union européenne à se prononcer. Le produit a ainsi été interdit dans certains Etats américains (Chicago, Minnesota, Connecticut et Suffolk County [40]), alors que les sénateurs Dianne Feinstein (dém. , Calif. ), Charles E. Schumer (dém., N. Y. ) et Edward J. Markey (rép. ) ont déposé une proposition de loi visant à son interdiction pour tout contenant de boisson [40].

Le 15 août 2008, un rapport de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis concluait que ce produit ne posait pas de problème de santé humaine aux niveaux d'exposition habituels pour l'homme; ce constat n'est pas partagé par de nombreux scientifiques, y compris au sein d'un groupe consultatif de la FDA qui accuse l'agence de ne retenir que les arguments avancés par les études financées par l'industrie du plastique et d'ignorer une centaine d'études [40], créant «un faux sentiment de sécurité», tandis que d'autres rapports ou études alertent sur les risques liés à ce produit. L'agence s'est engagée à réétudier la question[41], ce qui l'a amené à renverser partiellement sa position : si elle n'a pas interdit le Bisphénol A, ni contraint les producteurs à afficher la présence de Bisphénol sur les étiquettes (ce dernier étant classé «additif alimentaire») faute, dit-elle, de preuves suffisantes, elle conseille le public de minimiser son exposition à ce produit [40]. Ayant lancé une enquête pourvue d'un budget de 30 millions de dollars sur deux ans pour étudier le Bisphénol [40], elle souligne que 90% de la population américaine présente des traces de bisphénol dans son urine [40] et se déclare spécifiquement soucieuse des effets du Bisphénol sur les fœtus, les bébés et les jeunes enfants [40]. L'industrie du bisphénol produit plus de 6 millions de tonnes par an de ce produit [40].

Le 30 septembre 2010, l'Agence européenne de sécurité des aliments rend un avis concluant qu'il n'existe aucune nouvelle preuve les amenant à reconsidérer la DJA fixée à 0, 05 mg/kg de poids corporel et considère qu'il n'est pas dangereux pour la santé[42].

Bisphénol A et biberons

En 2008, le bisphénol A était particulièrement présent dans les plastiques alimentaires et surtout dans les polycarbonate s, dans 90 % des biberons qui peuvent en relarguer des quantités significatives dans les aliments ainsi donnés aux bébés [43], [44]. Face aux risques médiatisés cette année, certains fabricants de biberons (Dodie ; Avent du groupe Philips) ont décidé la même année de fabriquer des biberons sans BPA mais commercialisés plus chers[45]. Ceux-ci ont aussi publié des questions/réponses sur leurs sites Internet pour rassurer les clients et leur donner leurs avis sur le bisphénol A et leurs recommandations d'utilisation des biberons actuels (surtout la «chauffe»[46]. )

Le 17 octobre 2008, le Canada est devenu le premier pays dans le monde à interdire les biberons contenant du bisphénol A[47]. La France les a interdit deux ans après, en 2010 dans le cadre du projet de loi Grenelle 2).

En France, dans un communiqué du 13 novembre 2008, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) s'est alignée sur les conclusions de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (ÆSA) selon lesquelles l'exposition des nourrissons au bisphénol A est beaucoup inférieure à la dose journalière tolérable (DJT) et ce, même en cas de chauffage au micro-ondes[48]. Quelques jours plus tard, le Canard enchaîné dénonçait un conflit d'intérêt en faisant remarquer que de nombreux membres du comité d'experts de l'Afssa étaient aussi employés par l'industrie du plastique [49].

Début 2009, la polémique enfle. En France, le Réseau environnement santé (RES), qui regroupe associations, ONG et scientifiques, demande aussi «l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires». Aux États-Unis comme en France, un certain nombre de fabricants annoncent qu'ils proposent ou vont proposer des biberons «garantis sans bisphénol A[50]

Les endocrinologues constatent une augmentation des problèmes testiculaires chez les garçons, de l'obésité précoce et une avancée de l'âge de puberté des filles (Ex : selon une étude publiée en 2010, ayant porté sur 1239 jeunes filles de 3 régions des Etats-Unis, 15% d'entre elles ont entamé leur puberté vers 7 ans, et 20% avaient de premiers poils pubiens dès 8 ans, ce qui confirme des résultats danois montrant que la formation des seins est de plus en plus précoce chez les jeunes européennes [51]. Des variations ethniques ou régionales sont constatées, qui pourraient être liées à l'alimentation et peut-être à l'exposition au Bisphénol A ou à d'autres facteurs environnementaux[52].
Lors de son colloque annuel (10 juin 2009), la Société internationale d'endocrinologie a de nouveau alerté sur cette question (effet perturbateur endocrinien sur la reproduction, implications dans les cancers du sein et de la prostate, dans certaines pathologies cardiovasculaires, de la thyroïde et l'obésité). Elle a nommé à diminuer l'exposition de la population à ces molécules, au nom du principe de précaution. Elle a publié une «déclaration scientifique» [53], [54] dans la revue Endocrine Reviews. La déclaration juge le problème préoccupant, et nomme à renforcer la recherche.

Le 5 février 2010, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) a rendu son avis sur le bisphénol A [55]. L'Afssa dit «constater des «effets subtils» sur de jeunes rats, ce qui l'incite à poursuivre son travail d'expertise pour comprendre ces signaux d'alertes». Elle conseille par conséquent de ne pas «chauffer trop fort» les aliments ou biberons au micro-ondes. Une recommandation qui ne satisfait absolument pas les médecins de l'Association Santé Environnement France, qui disent ne pas savoir ce que «chauffer trop fort veut dire»... [56] Dans le doute, les médecins de l'association nomment à prendre quelques précautions simples, surtout préférer l'utilisation de biberons en verre incassable ou en plastique sans BPA.

Le 23 juin 2010, le Parlement interdit la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A[57].

Méthodes analytiques

Plusieurs méthodes de dosage de BPA dans l'eau existent.

Parmi ces méthodes, l'une des plus utilisées est la SPE/GC, SPE/LC avec différents types de détection comme l'UV, la fluorescence, etc. Quoique donnant une bonne limite de détection, les désavantages de cette technique, tels que sa lenteur et sa grande consommation de solvant, ont entraîné la mise au point de plusieurs autres techniques.

La technique de la SPME espace tête pour détecter le BPA dans l'eau est la plus utilisée aujourd'hui. Elle se déroule comme suit : 5 ml d'échantillon sont prélevés et filtrés avec un filtre fibre de verre de 0, 45 μm de diamètre. Cet échantillon est introduit dans une fiole de 20ml contenant 20 du NaCl 20% (poids/volume). On ajoute ensuite 50µL de méthanol contenant 4 mg·l-1 de BPA d4 comme étalon interne. On ajoute ensuite 200 µl d'anhydride acétique puis la fiole est immédiatement scellée. Apres 5 minutes de dérivatisation, 100 μm d'une fibre de type PDMS sont introduits dans l'espace tête pendant 30 minutes ainsi qu'à 100 °C avec une agitation de 500 tours par minute. Cette fibre adsorbe les analytes d'intérêt dans la phase gazeuse localisée au-dessus de la matrice. Ces analytes concentrés sont ensuite désorbés dans l'injecteur d'un chromatogramme en phase gazeuse à 280 °C pendant 5 minutes[58].

La SPME espace tête/LC/MS/MS a été appliquée par Santé Canada pour détecter le BPA dans l'eau embouteillée.

Notes et références

  1. BISPHENOL A, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée selon Atomic weights of the elements 2007 sur www. chem. qmul. ac. uk
  3. Entrée de «4, 4'-Isopropylidenediphenol» dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la BGIA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 4 juillet 2009 (JavaScript indispensable)
  4. (en) Carl L. Yaws, Handbook of Thermodynamic Diagrams, vol.  3, Gulf Pub. Co., Huston, Texas (ISBN 0-88415-859-4)  
  5. «Bisphénol A» dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  6. Numéro index 604-030-00-0 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)
  7. Le Bisphénol A (BPA) et les biberons ?, article scientifique École Normale Supérieure - DGESCO.
  8. «Le concept de perturbation endocrinienne et la santé humaine», Médecine/sciences ; février 2007 ; volume 23 ; n° 2 ; Voir.
  9. Le Parlement interdit l'utilisation des biberons au bisphénol A, Le Monde. Mis en ligne le 23 juin 2010, consulté le 23 juin 2010
  10. Le Nouvel Observateur, 25 septembre 2008.
  11. Polydorou O, König A, Hellwig E, Kümmerer K. Long-term release of monomers from modern dental-composite materials. Eur J Oral Sci. 2009 Feb;117 (1)  :68-75.
  12. http ://www. afssa. fr/Documents/MCDA2007sa0312. pdf : Avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatifs à l'inertie ainsi qu'à l'innocuité chimique des Matériaux aux Contacts des Denrées Alimentaires (MCDA) issus des résines (exemple n°1)
  13. Calafat AM, Kuklenyik Z, Reidy JA, et al. Urinary concentrations of bisphenol A and 4-nonylphenol in a human reference population. À peu près Health Perspect 2005 ; 113 : 391-5.
  14. Impact of oral Bisphenol A at reference doses on intestinal barrier function and sex differences after perinatal exposure in rats. Braniste V., Jouault A., Gaultier E., Polizzi A., Buisson-Brenac C., Leveque M., Martin P. G., Theodorou V., Fioramonti J., Houdeau E. PNAS. 2010 Jan 107 :1 448-453. (publiée en ligne le 14 décembre 2009)
  15. Becker K., Göen T., Seiwert M., Conrad A., Pick-Fuß H., Müller J., Wittassek M., Schulz C., Kolossa-Gehring M. (2009). GerES IV :Phthalate metabolites and bisphenol A in urine of German children, Int. J. Hyg. Environ. Health 212 : 685–692.
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  17. http ://www. scientificamerican. com/article. cfm?id=plastic-not-fantastic-with-bisphenol-a Article Scientific America, 2008
  18. Beronius A., Ruden C., Hakansson H., Hanberg A., (2009). Risk to all or none? A comparative analysis in the health risk assessment of bisphenol A, Reprod. Toxicol., accepted manuscript, doi :10.1016/j. reprotox. 2009.11.007.
  19. American Chemistry Council (2009). DNT study : A dietary developmental neurotoxicity study of bisphenol in rats, WIL- 186056, September 2009, 4796p.
  20. Aydogan M., Korkmaz A., Barlas N., Kolankaya D., (2009) Pro-oxidant effect of vitamin C coadministration with bisphenol A, nonylphenol, and octylphenol on the reproductive tract of male rats. Drug Chem Toxicol. 1-11. doi : 10.3109/01480540903286468
  21. Bisphénol A : l'agence sanitaire admet pour la 1ère fois des «signaux d'alerte» (Dépêche AFP du 05 février 2010)
  22. http ://www. afssa. fr/Documents/MCDA2009sa0270. pdf
  23. Source : Marc Mortureux, directeur général de l'Afssa), lors d'un point sur l'évaluation en cours de l'exposition des consommateurs au Bisphénol A.
  24. Melzer D, Rice NE, Lewis C, Henley WE, Galloway TS, 2010 Association of Urinary Bisphenol A Concentration with Heart Disease : Evidence from NHANES 2003/06. PLoS ONE 5 (1)  : e8673. doi :10.1371/journal. pone. 0008673 Résumé de l'étude et sources
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  26. Beronius A., Ruden C., Hanberg A., Hakansson H., (2009). Health risk assessment procedures of endocrine disrupting compounds within different regulatory frameworks in the European Union. Regul Toxicol Pharmacol. 55 (2)  :111-22.
  27. DG Moon, HS Park, JB Choi, YS Kim, JJ Kim, Bisphenol a inhibits penile erection via alteration of penile histology in the rabbit Department of Urology, Korea University, Seoul, Korea ([pdf]Résumé / Voir page 33/39 paragraphe P5/6 – 128) 3 groupes de lapins de laboratoire mâles (un 4e groupe servant de témoin) ont été exposés durant 8 semaines à 3 doses différentes de Bisphénol A (BPA)  ; 1 µg/kg, 1 nanogramme/kg, et 1 picogramme/kg. Les échantillons de tissu caverneux du pénis ont été récoltés pour les études pharmacologiques et histologiques. Dans l'ensemble des groupes traités, le tissu caverneux ne réagissait pas normalement aux tests comparé aux témoins (p <0,01) et ce d'une manière dépendante de la dose. Le BPA a entraîné la dysfonction érectile par altération du pénis, même à une dose de l'ordre du picogramme.
  28. Markey CM, Luque EH, Munoz de Toro MM, et al. «In utero exposure to bisphenol A alters the development and tissue organization of the mouse mammary gland». Biol Reprod 2001 ; 65 : 1215-23.
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  38. point sur le bisphénol A, voir aussi le dossier sur le BPA.
  39. (en) Page d'information sur le bisphénol A du gouvernement du Canada.
  40. Lyndsey Layton, Reversing itself, FDA expresses concerns over health risks from BPA, Washington Post, 16 janvier 2010
  41. A false sense of security, Chicago Tribune, 24 janvier 2009
  42. Le bisphénol A n'est pas dangereux pour la santé, selon l'Agence européenne, le Monde. Mis en ligne le 30 septembre 2010, consulté le 30 septembre 2010
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Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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