Cuivre

Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Le cuivre pur est plutôt mou, malléable, et présente sur ses surfaces fraîches une teinte rosée à pêche.


Catégories :

Oligo-élément - Cuivre - Élément chimique - Produit chimique - Matériau - Métal de transition - Métal

Définitions :

  • De couleur cuivre. Qui a la couleur du cuivre; Couvert, plaqué de cuivre; Qui résonne comme le cuivre (source : fr.wiktionary)
Cuivre
NickelCuivreZinc
  Structure cristalline cubique

29
Cu
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
                                                               
                                   
Cu
Ag
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Informations générales
Nom, Symbole, Numéro Cuivre, Cu, 29
Série chimique Métaux de transition
Groupe, Période, Bloc 11, 4, d
Masse volumique 8, 96 g·cm-3 (20 °C) [1]
Dureté 3
Couleur Orange cuivré, métallique
N° CAS 7440-50-8
N° EINECS 231-159-6
Propriétés atomiques
Masse atomique 63, 546 ± 0, 003 u [1]
Rayon atomique (calc) 135 pm (145 pm)
Rayon de covalence 1, 32 ± 0, 04 Å [2]
Rayon de Van der Waals 140 pm
Configuration électronique [Ar] 3d10 4s1
Électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 1
État (s) d'oxydation 2, 1
Oxyde Faiblement basique
Structure cristalline Cubique face centrée
Propriétés physiques
État ordinaire Solide
Point de fusion 1 084, 62 °C (congélation) [3]
Point d'ébullition 2 562 °C [1]
Énergie de fusion 13, 05 kJ·mol-1
Énergie de vaporisation 300, 3 kJ·mol-1
Volume molaire 7, 11×10-6 m3·mol-1
Pression de vapeur 0, 0505 Pa à 1 084, 45 °C
Vitesse du son 3 570 m·s-1 à 20 °C
Divers
Électronégativité (Pauling) 1, 9
Chaleur massique 380 J·kg-1·K-1
Conductivité électrique 59, 6×106 S·m-1
Conductivité thermique 401 W·m-1·K-1
Solubilité sol. dans HNO3,

HCl + H2O2,
H2SO4 dilué + ions Hg (II) [5],

NH4OH + H2O2 [6]
Énergies d'ionisation[1]
1re : 7, 72638 eV 2e : 20, 2924 eV
3e : 36, 841 eV 4e : 57, 38 eV
5e : 79, 8 eV 6e : 103 eV
7e : 139 eV 8e : 166 eV
9e : 199 eV 10e : 232 eV
11e : 265, 3 eV 12e : 369 eV
13e : 401 eV 14e : 435 eV
15e : 484 eV 16e : 520 eV
17e : 557 eV 18e : 633 eV
19e : 670, 588 eV 20e : 1 697 eV
21e : 1 804 eV 22e : 1 916 eV
23e : 2 060 eV 24e : 2 182 eV
25e : 2 308 eV 26e : 2 478 eV
27e : 2 587, 5 eV 28e : 11 062, 38 eV
29e : 11 567, 617 eV
Isotopes les plus stables
Précautions
SIMDUT[7]
Produit non contrôlé
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Le cuivre pur est plutôt mou, malléable, et présente sur ses surfaces fraîches une teinte rosée à pêche. C'est un métal ductile possédant une conductivité électrique et thermique spécifiquement élevées qui lui confèrent des usages variés. Il intervient aussi comme matériau de construction et entre dans la composition de nombreux alliages.

Le cuivre et ses alliages sont utilisés par l'Homme depuis des milliers d'années, les plus anciennes traces de fusion du cuivre dans des fours à vent ayant été découvertes dans le plateau iranien sur le site archéologique de Sialk III daté de la première moitié du Ve millénaire av.  J. -C. — il y a par conséquent près de sept mille ans. Dans la Rome antique, le cuivre était extrait essentiellement de mines localisées dans l'île de Chypre, d'où le nom latin cuprum pour désigner ce métal, issu du grec ancien Κύπρος désignant l'île elle-même.

Les composés du cuivre se présentent sous plusieurs états d'oxydation, le plus souvent +2, par lesquels ils confèrent une couleur bleue ou verte aux minéraux qu'ils forment, comme par exemple la turquoise, ce qui les a fait utiliser de longue date comme pigments. Le cuivre est ainsi beaucoup utilisé dans les arts décoratifs, à la fois sous forme métallique et sous forme de sels. Les ions cuivriques Cu2+ sont solubles dans l'eau, où ils ont, à basse concentration, un effet bactériostatique et fongicide, cet effet n'est valable que la première année car ensuite le cuivre se corrode progressivement et subit de plus l'érosion due à la vitesse de l'eau. D'autre part le tube cuivre subit le pitting phénomène due à une eau particulièrement minéralisée, le pitting aboutit au percement du tube cuivre en de nombreux petits trous de la taille d'une tête d'épingle, ces trous laissent entrer les bactéries, c'est pourquoi il est de moins en moins utilisé dans les Hopitaux. en plus des systèmes antibactériens et antimicrobiens d'autre part intégrés dans ces bâtiments. À des concentrations plus élevées, l'ion Cu2+ se révèle aussi toxique pour les organismes supérieurs, mais à faible concentration, il est au contraire un nutriment essentiel au développement de ces organismes, y compris chez l'homme, où on le trouve particulièrement beaucoup distribué dans les différents tissus, en particulier dans le foie, les muscles et les os. Son rôle biologique provient de sa présence comme cœnzyme et dans divers pigments.

Le cuivre et l'Homme

Cuivre natif - Lac-Supérieur États-Unis

Le cuivre est , avec l'or, le premier métal à avoir été utilisé par l'Homme parce qu'il se trouve quelquefois sous une forme native. Des objets en cuivre datant de 8700 avant J. -C. ont été retrouvés au Moyen-Orient[8]

En Europe occidentale, on situe l'âge du cuivre ou Chalcolithique, entre 3 200 et 2 000 à peu près av. J. C., suivant les régions (Italie, Suisse, Alpes, Cévennes, Espagne et Portugal). Cette période technologique est énormément plus ancienne à l'est de la Méditerranée.

Étymologie

La première trace écrite remonte à Pline l'ancien en 77.
Transposé au XIIe siècle du latin cupreum, lui-même dérivé du grec Kupros, «Chypre», où le cuivre était exploité dans l'Antiquité[9].

Caractéristiques physiques

Métal de couleur rougeâtre ou rouge, le cuivre possède une excellente conductivité thermique et électrique. À titre de comparaison, l'argent est l'unique métal pur présentant une meilleure conductivité électrique à température ambiante.

Gîtologie

Minerai de cuivre

Article détaillé : extraction du cuivre.
Mine de cuivre à ciel ouvert, Chino Copper Mine, Nouveau-Mexique, États-Unis

Le cuivre est un des rares métaux qui existent à l'état natif. Ce fait d'ailleurs expliquant certainement qu'il fut le premier métal utilisé par les hommes. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible. On le trouve généralement sous forme de sulfure ou de sulfo-sel. On le trouvait en quantités importantes dans l'île de Chypre surnommée l'île aux mille mines[11].

Sulfures

Sulfo-sel

Oxydes

Le cuivre s'oxyde :

Les potentiels standards des principales demi-réactions sont :

Cu2O (s) + H2O + 2 e ⇄ 2 Cu (s) + 2 OH ;
Cu2+ + e ⇄ Cu+ : E0 = +0, 159 V ;
Cu2+ + 2 e ⇄ Cu (s)  : E0 = +0, 340 V ;
Cu+ + e ⇄ Cu (s)  : E0 = +0, 520 V.

Carbonates

Silicates

Sulfate et chlorure

Production du cuivre

Les principaux pays producteurs sont le Chili, avec 4 des 5 plus importantes mines du cuivre du monde, les États-Unis, le Pérou, l'Australie, la Russie, l'Indonésie, le Canada, la Zambie et la Pologne[12]. Les gisements remarquables pour le cuivre natif sont :

Utilisations

Les propriétés du cuivre (haute conductibilité électrique, résistance à la corrosion, recyclabilité) font de ce métal une ressource naturelle particulièrement utilisée. Dans l'électricité, l'électronique, les télécommunications (réseaux cablés, microprocesseurs, batteries), dans la construction (tuyauterie d'eau, couverture), dans l'architecture, les transports (composants électro-mécaniques, refroidisseurs d'huile, réservoirs, hélices), les machines-outils, des produits d'équipement (plateformes pétrolières) et de consommation (ustensiles de cuisine) mais également des pièces de monnaie comme l'euro[12].

La pièce de 1 euro (l'Arbre Étoilé dessiné par Joaquin Jimenez pour les euros frappés en France) est constituée d'un centre "blanc" en cupronickel (75%Cu 25% Ni) sur âme de nickel et d'une couronne "jaune" en maillechort (75%Cu 20%Zn 5%Ni). Les alliages (centre et couronne) sont inversés pour la pièce de 2 euros[19].

La pyramide de Khéops contient une tuyauterie en cuivre toujours en état de marche actuellement[20]!.

Métallurgie et affinage

Cuivre, métal pur à 99, 95 %

Le cuivre devient pâteux vers 830 °C[réf.  nécessaire] et fond autour de 1 100 °C (voir température de fusion : 1 084, 45 °C).

L'affinage industriel du cuivre s'effectue par électrolyse d'anodes de cuivre brut dans une solution de sulfate de cuivre. Les ions cuivre migrent vers la cathode et les impuretés restent dans le bain. Ce procédé permet d'obtenir du métal pur à 99, 95 %

Propriétés biologiques et écotoxiques

Le cuivre, à particulièrement faible dose, est un oligo-élément indispensable à la vie. Il est surtout indispensable à la formation de l'hémoglobine et remplace même le fer pour le transport de l'oxygène chez une espèce d'arthropode, la limule, dont le sang est bleu[21] ou chez certains chironomes qui sont verts. Chez l'homme et les mammifères, régulé par le foie, le cuivre intervient dans la fonction immunitaire (démontré chez le rat) et contre le stress oxydant. Il est stocké, excrété via la bile ou distribué vers les organes. Ses propriétés anti-infectieuses étaient déjà connues et utilisées dans l'Égypte antique.
Associé au plomb, il semble pouvoir aggraver le risque de maladie de Parkinson[22].
Le taux osseux moyen «normal» chez l'homme au XXe siècle a été estimé à 4, 2 mg/kg par Scheinberg[23] en 1979). On connaît[24] des contaminations humaines et animales dès l'âge du bronze, autour surtout des anciennes mines de cuivre et plomb de l'actuelle Jordanie.

Bien que le porc n'ait pas besoin de plus de 6 mg/kg d'aliment (NRC, 1998), du cuivre est ajouté à son alimentation car il s'est montré un puissant facteur de croissance s'il est associé à une supplémentation en zinc (à 150 à 250 ppm de Cu en post-sevrage dans l'alimentation des porcelets, soit 30 fois leur besoin normal est une pratique courante, qui explique l'augmentation de la charge de cuivre polluante des lisiers. Le mouton serait, lui, tué par le cuivre dès 15 mg de Cu par kg d'aliment ; la mort survenant après une phase hémolytique quand le taux de Cu dans le foie dépasse 350 à 1 000 ppm de matière sèche[25]). Le mouton semble être le mammifère le plus sensible, parmi ceux dont les réactions au cuivre ont été étudiées.

Le cuivre est aussi - à dose plus élevée et sous ses formes oxydées (vert-de-gris, oxyde cuivreux) - un puissant poison pour l'Homme, comme - à des doses quelquefois infimes - pour de nombreux organismes (algues, mousses, microorganismes marins, champignons microscopiques). Ce fait connu depuis l'Antiquité a justifié son utilisation comme pesticide (exemple : Bouillie bordelaise) ou comme biocide, surtout dans les antifoulings.

Ses vertus bactériostatiques et antifongiques et sa ductilité ont aussi, comme pour le plomb (qui est lui énormément plus toxique) justifié son utilisation dans les canalisations d'eau et dans certains pays pour les toitures et gouttières (ni mousse ni plantes ne s'y installent, mais l'eau s'y charge de cuivre). Le cuivre a été utilisé pour les cuves et tuyauteries de fabrication de la bière et de distillation d'alcool, pour les marmites à confiture et pour la fabrication de fromages à pâte cuite.
Sa résistance à la corrosion et sa toxicité empêchant la prolifération et la fixation d'algues et d'organismes marins a encouragé ses usages dans la marine, sous forme de cuivre ou plus fréquemment de bronze ou laiton (clous, hublots, accastillage, hélice).
Les sels de cuivre, comme le sulfate ou l'oxychlorure, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l'agriculture. Un simple fil de cuivre tendu sur le faite d'une toiture tue l'ensemble des mousses et algues qui pourraient y pousser, quoique la pluie ne s'y charge que d'une quantité infime d'atomes de cuivre.
Après deux années de tests concluant qu'en milieu hospitalier, sur des surfaces en cuivre, 90 à 100 % de certains micro-organismes tels que le staphylocoque doré disparaissent, un hôpital irlandais a installé en 2009 des poignées en cuivre sur toutes ses portes pour lutter contre les infections nosocomiales[26].

L'oxyde cuivreux des peintures antifouling récentes, pour certaines conçues pour être érodables pour libérer plus longtemps leurs biocides, tuent les bernacles et bien d'autres espèces dès leur stade larvaire, mais en relâchant du cuivre qui contamine à cette occasion les eaux environnantes.
Le cuivre utilisé sur les vignes n'étant pas dégradable, il finit par s'accumuler dans les points bas où il atteint des taux préoccupants dans le sol et l'eau, pouvant localement provoquer la mort d'animaux qui y sont sensibles, comme le mouton.

Les moûts de raisin renferment toujours des teneurs importantes de cuivre ; quelques dixièmes de mg/l sont issus de la vigne, mais l'essentiel vient des différents traitements subis. Lors de la fermentation ce cuivre, réduit en sulfure, est éliminé avec les levures et les lies. Le vin nouveau n'en contient que 0, 2 à 0, 3 mg/l, pourcentage qui peut augmenter après quelques mois de conservation, suite à contacts avec du matériel en cuivre, en laiton ou en bronze. Dans les vins blancs maintenus à l'abri de l'air, quand le potentiel d'oxydo-réduction atteint un niveau suffisamment bas, le cuivre est réduit en présence d'anhydride sulfureux libre et précipité à l'état de sulfures qui troublent le vin si la dose de cuivre approche de 1 mg/l. Qui plus est , le cuivre, agissant comme catalyseur (même à faible dose), facilite énormément l'oxydation du fer et la casse blanche. On élimine le cuivre des vins par traitement au ferrocyanure de potassium ou par le monosulfure de sodium qui le précipite à l'état de sulfures.

Toxicologie

Le cuivre est un oligo-élément pour l'Homme, mais en 1988, Holland et White ont montré expérimentalement, in vitro, qu'il provoque chez le rat une immobilisation non réversible du sperme (in vitro, après inhalation génèrée d'un aérosol de chlorure de cuivre). Des changements histomorphologiques, et dans la mobilité du sperme sont observés corrélativement à une modification du poids des testicules et des taux d'hormones sexuelles après 4 mois d'exposition à 19, 6 mg/m3 de cuivre (Gabuchyan, 1987). Les auteurs remarquent que cette toxicité pourrait expliquer l'efficacité contraceptive des stérilets en cuivre.
Pour en savoir plus, voir le rapport INERIS sur le cuivre. À des concentrations extrêmement élevées, le cuivre peut entraîner la nécrose du foie[27].

Écotoxicologie

Outre des impacts sur la fertilité du rat, en laboratoire, le cuivre (utilisé comme pesticide depuis l'Antiquité) a une action toxique particulièrement importante sur les algues et mousses. Comme c'est un produit non biodégradable, il s'accumule et finit par atteindre des taux suffisant pour tuer par exemple des moutons pâturant en aval de vignes traitées depuis plusieurs décennies. En France, à peu près un million d'hectares de vignobles anciens sont ainsi si chargés de cuivre que d'ici quelques années ou décennies le seuil toxique y sera atteint pour les mammifères. Dans les régions d'épandage des lisiers porcins, la teneur en cuivre et zinc des sols est aussi en augmentation préoccupante[28].

Applications en constructions mécanique et électrique

Le cuivre est rarement utilisé pur, sauf pour les conducteurs électriques et dans le cas où on souhaite une grande conductivité thermique. Le cuivre pur est particulièrement ductile (allongement à la rupture élevé).

Les alliages de cuivre, par contre, sont particulièrement beaucoup utilisés dans de nombreux domaines. Les alliages les plus célèbres sont sans doute le laiton (Cu-Zn) et le bronze (Cu-Sn) qui ont été élaborés bien avant qu'on ne fasse les premières coulées de cuivre pur. Les Fonts baptismaux de la collégiale St Barthélémy de Liège ont fasciné les chercheurs à ce niveau. Il a fallu se rendre à l'évidence que le laiton est plus aisément élaborable que le cuivre pur et le zinc pur scindés. Cela résulte simplement de la thermodynamique des solutions, produire un métal impur à partir d'un minerai impur est plus facile qu'extraire un métal pur d'un minerai impur. Le cuivre est utilisé en alliage avec l'aluminium pour en augmenter la résistance mécanique dans la construction aéronautique.

Dosage du cuivre

La quantité de cuivre dans différents milieux est quantifiable par différentes méthodes analytiques. Pour dissocier le cuivre de la matrice de son milieu, il faut, la majorité du temps, effectuer une digestion avec un acide (en général l'acide nitrique et/ou l'acide chlorhydrique). Le centre d'expertise en analyse environnementale du Québec utilise des techniques couplées soient l'ICP-MS pour les analyses dans la chair de poissons et des petits invertébrés[29] et l'ICP-ŒS pour les analyses dans l'eau[30] qui doit préalablement être acidifiée.

Symbolique

Les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage dans le folklore français.

Habituellement, le cuivre est associé à la planète Vénus. Les alchimistes utilisaient le symbole ? pour le représenter. C'est par conséquent un métal associé à la féminité, la jeunesse et l'amour. Des miroirs anciens, symbole de narcissisme, étaient fait de cuivre.


Recyclage

Le cuivre se prête spécifiquement bien au recyclage. Il ne s'altère pas, ne perd pas de performances, est recyclable à l'infini. L'énergie indispensable pour élaborer du cuivre à partir de déchets ne représente qu'un quart de celle indispensable pour extraire le métal pur du minerai[31]. D'autre part le recyclage émet moins de gaz à effet de serre. «La seule production de cathodes à partir de cuivre recyclé permet d'économiser près de 700 000 tonnes de CO2 chaque année»[32]. Cet argument environemental est tempéré par la forte toxicité de certains de ses sels, à l'égard des organismes aquatiques (marins surtout). D'autre part, le cuivre recyclé l'est en partie à partir de cuivre récupéré par l'économie informelle, source potentielle de pollution.

On peut distinguer le recyclage primaire, effectué à partir de déchets d'usinages et de rognures ou coupes de plaques, du recyclage secondaire effectué à partir de produits en fin de vie, comme les appareils ménagers, le matériel informatique, les téléphones portables, la robinetterie. Les équipements électriques et électroniques contiennent jusqu'à 20 % de leur poids en cuivre.

On estime qu'environ 80 % du cuivre jamais produit jusqu'à ce jour est toujours utilisé[20] !

Économie du cuivre

Régionalisme

Au Québec, un terme fréquemment utilisé pour déterminer le cuivre est coppe. Le passé industriel de cette province du Canada a amené les travailleurs d'usine à s'approprier certains termes industriels.
Richard Desjardins, chansonnier québécois, y fait référence dans la chanson Et j'ai couché dans mon char. Il souligne alors les variations du prix du cuivre dans les années 1970-1980 en Amérique du Nord.

Notes et références

  1. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc, 2009, 90e éd. , Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-420-09084-0)  
  2. (en) Beatriz Cordero, Verónica Gómez, Ana E. Platero-Prats, Marc Revés, Jorge Echeverría, Eduard Cremades, Flavia Barragán et Santiago Alvarez, «Covalent radii revisited», dans Dalton Transactions, 2008, p.  2832 - 2838 lien DOI ] 
  3. Procès-verbaux du Comité international des poids et mesures, 78e session, 1989, pp. T1-T21 (et pp. T23-T42, version anglaise).
  4. (en) «Copper» sur NIST/WebBook, consulté le 28 juin 2010
  5. (en) Thomas R. Dulski, A manual for the chemical analysis of metals, vol.  25, ASTM International, 1996, 251 p. (ISBN 0803120664) [lire en ligne], p.  75 
  6. (en) Metals handbook, vol.  10 : Materials characterization, ASM International, 1986, 1310 p. (ISBN 0-87170-007-7) , p.  346 
  7. «Cuivre» dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  8. (fr) Pascal Mongne (dir. ), Archéologies : Vingt ans de recherches françaises dans le monde, éditions Maisonneuve et Larose, Paris, 2005, 734 p. (ISBN 2-7068-1886-7) [lire en ligne].
    «La chronologie de Dja'de», p. 453
     
  9. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Cuivre » du CNRTL.
  10. Saint-Robert météorite, Pierre-De Saurel RCM, Montérégie, Québec, Canada
  11. American Mineralogist (1975)  : 60 : 1013-1018.
  12. Repères : le cuivre, des mines chiliennes aux puces électroniques sur lesechos. fr, mars 2010
  13. J. T. Singewald Jr. & Edward Berry (1922)
  14. Canadian Museum of Nature collection
  15. Mineralogy of Michigan (2004) Heinrich & Robinson; Rocks & Minerals 84 :298-323.
  16. R. Pierrot, P. Picot, P. A. Poulain, "Inventaire Minéralogique de la France : Hautes-Alpes", BRGM, 1972
  17. De Ascencao Guedes, R. (2003). "Les minéraux et les minéralogistes de Chessy-les-Mines. " Le Règne Minéral, Hors Série (9), 46-85.
  18. Inventaire minéralogique du Tarn, BRGM
  19. Source : Monnaie de Paris
  20. Le saviez-vous ? sur European Copper Institute. Consulté le 18 août 2010
  21. La faculté d'adaptation
  22. Gorell, J. M., Johnson, C. C., Rybicki, B. A., 1999. «Occupational exposure to manganese, copper, lead, iron, mercury and zinc and the risk of Parkinson's disease». Neurotoxicology 20 (2–3), 239–247
  23. Scheinberg, I. H., 1979. Human health effects. In : Nriagu, J. (Ed. ), Copper in the Environment. Pt. II, Human Health. Wiley, London, p.  17–39.
  24. The heavy metal content of skeletons from an ancient metalliferous polluted area in southern Jordan with particular reference to bioaccumulation and human health, F. B. Pyatt, a, A. J. Pyatt, b C. Walker, a T. Sheen, a and J. P. Grattanc, Ecotoxicology and Environmental Safety 60 (2005) 295–300
  25. Bremner 1998, Underwood et Suttle 1999
  26. Note d'actualité
  27. Page 16 - Le Guide canadien d'évaluation des incidences sur la santé : Volume 4 : Impacts sur la santé par secteur industriel
  28. [pdf] Bilan IFEN 20006 sur l'agriculture et la sylviculture
  29. [pdf] [1]
  30. [pdf] MA. 203 - Mét. 3.2
  31. Erreur de citation : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n'a été apporté pour les références appelées economie.
  32. Olivier Tissot, directeur du Centre d'information du cuivre, in Lettre Batiactu, 2010 05 21
  33. Cours des métaux sur KME Group S. p. A. . Consulté le 28 octobre 2010
  34. Étude du groupe international de recherche sur le cuivre (International copper study group ou ICSG), 2010
  35. Publications sur International Copper Study Group. Consulté le 18 août 2010

  • Maladie de Wilson
  • oxyde cuivreux (= hydroxyde de cuivre)
  • Oxyde parfait
  • Histoire de la production de cuivre
  • Liens externes


      s1 s2 g f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8 f9 f10 f11 f12 f13 f14 d1 d2 d3 d4 d5 d6 d7 d8 d9 d10 p1 p2 p3 p4 p5 p6
    1 H He
    2 Li Be B C N O F Ne
    3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
    4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
    5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
    6 Cs Ba   La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
    7 Fr Ra   Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Uuq Uup Uuh Uus Uuo
    8 Uue Ubn * Ute Uqn Uqu Uqb Uqt Uqq Uqp Uqh Uqs Uqo Uqe Upn Upu Upb Upt Upq Upp Uph Ups Upo Upe Uhn Uhu Uhb Uht Uhq Uhp Uhh Uhs Uho
       
      g1 g2 g3 g4 g5 g6 g7 g8 g9 g10 g11 g12 g13 g14 g15 g16 g17 g18  
      * Ubu Ubb Ubt Ubq Ubp Ubh Ubs Ubo Ube Utn Utu Utb Utt Utq Utp Uth Uts Uto  


    Métalloïdes Non-métaux Halogènes Gaz rares
    Métaux alcalins  Métaux alcalino-terreux  Métaux de transition Métaux pauvres
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