Diamant

Le diamant est un minéral composé de carbone, dont il représente l'allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique.


Catégories :

Diamant - Élément natif - Polymorphisme

Définitions :

  • Carbone pur cristallisé dans le syst. cubique, en cristaux fréquemment maclés, quelquefois à faces courbes pouvant être finement striées, à clivage facile, à éclat spécial dit adamantin, incolore et limpide ou diversement coloré : jaune, vert, rouge et quelquefois noir.... (source : matamec)
Diamant
Catégorie I : Éléments natifs
DiamanteEZ.jpg

Cristal de diamant jaune en forme d'octaèdre
Général
Formule brute C
Numéro CAS 7782-40-3
Identification
Masse formulaire 12, 02 g/mol
Couleur Typiquement jaune, brun ou gris à incolore. Plus rarement, bleu, vert, noir, translucide, blanc, rose, violet, orange ou rouge
Système cristallin Cubique
Réseau de Bravais Cubique à faces centrées (diamant)
Clivage 111 (parfait dans quatre directions)
Fracture Conchoïdale
Échelle de Mohs 10
Éclat Adamantin
Propriétés optiques
Indice de réfraction 2, 407 à 2, 451, selon la longueur d'onde de la lumière
Biréfringence Non
Dispersion 2vz ∼ 0, 044
Polychroïsme Non
Spectre d'absorption Pour les diamants jaune pâle, la raie 415, 5 nm est typique. Les diamants irradiés ou chauffés montrent fréquemment une raie vers 594 nm quand ils sont refroidis aux basses températures.
Transparence Transparent
Autres propriétés
Densité 3, 517
Température de fusion 3 546, 85 °C
Solubilité Insoluble dans l'eau, les acides et les bases
Caractères différentifs
Comportement chimique Se transforme en graphite dans une flamme
Principales variétés

Le diamant est un minéral composé de carbone (tout comme le graphite et la lonsdaléite), dont il représente l'allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique. C'est le plus dur (dureté Mohs de 10) de l'ensemble des matériaux naturels.

Étymologie

Le mot est dérivé du grec Ἀδάμας (adamas : «indomptable», d'adamastos : «inflexible, inébranlable», qui a aussi donné «adamantin», «adamant», ancien nom du diamant et «adamantane», hydrocarbure tricyclique de formule C10 H16), qui désignait originellement le métal le plus dur, puis toute matière particulièrement dure, comme la magnétite. Il a ainsi servi à désigner une grande variété de gemmes, telles que toutes ces appellations sont désormais interdites (sauf indication de la provenance d'un véritable diamant)  :

L'appellation diamant se précise cependant dès Pline l'Ancien, qui réserve au mot diamant la pierre aujourd'hui connue sous ce nom [1]. En France, l'usage commercial du terme «diamant de culture» (diamant synthétique) est interdit (voir gemme).

Histoire

La découverte en 1793 de sa composition, du carbone pur, par Antoine Lavoisier, a marqué le début de l'épopée de sa synthèse. Cependant, il a fallu attendre le milieu du XXe siècle pour qu'enfin des chimistes réussissent à le fabriquer. Par conséquent, le diamant est devenu un matériau industriel dont la production annuelle atteint actuellement 570 millions de carats, soit 114 tonnes (chiffres 2007) [2].

Propriétés

Le diamant est une forme métastable du carbone dans les conditions de température et de pression normales. Il brûle dès 500 °C dans un courant d'air, mais s'il est maintenu à 1 100 °C sous atmosphère neutre, il se transforme en graphite.

Structure cristalline

Maille Fd{3bar}m d'un cristal de diamant
Projection stéréographique de la figure de pôles de la structure cristalline du diamant selon l'axe [111] qui démontre sa symétrie au long de la diagonale d'espace du cube élémentaire

Dans son état naturel, le diamant possède une structure dérivée de la structure cubique à faces centrées (cfc), nommée structure type diamant où en plus des atomes aux sommets du cube et au centre de chaque face, quatre des huit sites tétraédriques définis par une telle structure sont occupés, ce qui donne finalement huit atomes par maille (contre 4 pour une structure cfc classique), et fait que chaque atome de carbone a quatre voisins.

Cette structure est notée A4 en notation Strukturbericht. Son groupe d'espace est \mathrm{Fd\bar{3}m} (n°227), son symbole de Pearson est cF8\,

. Son paramètre de maille est :

a = 3, 566 7 Å

Le volume d'une maille est de 45, 37 Å3, la densité théorique est de 3, 517.

Propriétés physiques

Sa masse molaire est de 12, 02 g·mol-1, sa masse volumique mesurée est de 3 520 kg/m3.

Dans l'édifice cristallin du diamant, les liaisons entre atomes de carbones résultent de la mise en commun des électrons de la couche périphérique pour former des couches saturées. Chaque atome de carbone est ainsi associé de façon tétraédrique à ses quatre voisins les plus proches (hybridation sp3 du carbone), et complète ainsi sa couche extérieure. Ces liaisons covalentes, fortes et par conséquent complexes à casser, couvrent tout le cristal, d'où sa particulièrement grande dureté.

La forme liquide du diamant aurait la particularité comme l'eau d'être plus dense que la forme solide selon un article paru dans la revue Nature Physics. Les conditions pour la phase liquide pourraient être réunis sur Uranus et Neptune[3].

La conductivité électrique est basse, car les électrons ne se regroupent pas comme dans un métal : ils restent liés aux atomes et ne peuvent pas, par exemple sous l'action d'un champ électrique extérieur, former un nuage électronique qui transporterait le courant de façon continue. En d'autres termes, le diamant est un très bon isolant. Néanmoins, il fait l'objet d'études comme semi-conducteur à large bande pour l'électronique de puissance.

La conductivité thermique du diamant est exceptionnelle, ce qui explique pourquoi il paraît si froid au toucher. Ce minéral est , de loin, le meilleur conducteur connu de la chaleur. Dans un cristal isolant électrique comme le diamant, la conductivité thermique est assurée par les vibrations cohérentes des atomes de la structure. Des valeurs de 2 500 W/ (m·K) ont été mesurées, qu'on peut comparer aux 401 W/ (m·K) du cuivre ainsi qu'aux 429 W/ (m·K) de l'argent. Cette propriété en fait un candidat comme substrat pour le refroidissement des semi-conducteurs.

Enfin, le cœfficient de dilatation du diamant, lié aux propriétés des vibrations de la structure de ce matériau, est particulièrement faible. Pour le diamant pur, l'accroissement relatif de longueur par degré est d'environ un millionième à température ambiante, qu'on peut comparer aux 1, 2 millionièmes de l'Invar, alliage constitué de 64 % de fer et de 36 % de nickel, qui est reconnu pour sa particulièrement faible dilatation. Le fer est particulièrement loin derrière, avec 11, 7 millionièmes.

Propriétés optiques

Le diamant est transparent, translucide ou opaque ; son indice de réfraction est spécifiquement élevé, et fluctue selon la longueur d'onde : ce sont ces propriétés qui lui donnent son éclat caractéristique, «adamantin». Cet indice est de 2, 407 pour la lumière rouge (687 nm), 2, 417 pour la lumière jaune (589 nm), 2, 426 pour la lumière verte (527 nm) et 2, 451 pour la lumière violette (431 nm).

Formation

Les diamants sont constitués de carbone. Ils se forment quand ce dernier se trouve dans des conditions de température et de pression particulièrement élevées, entre 1 100 °C et 1 400 °C pour la température, et entre 4, 5 GPa et 6 GPa pour la pression, ce qui correspond à des profondeurs d'environ 180 km dans le manteau terrestre. Les impuretés telles que l'azote, le soufre ou des métaux peuvent colorer le diamant.

On peut distinguer deux grandes catégories de diamants selon la nature de leur cortège d'inclusions, caractéristiques de l'environnement de cristallisation. Dans la majorité des cas, ces inclusions représentent une minéralogie de péridotite. Une seconde catégorie d'inclusions est caractéristique d'association éclogitiques.

Les diamants naturels sont composés de carbone qui se trouvait dans le manteau depuis la formation de la Terre, mais certains sont constitués de carbone provenant d'organismes, tels que des algues. C'est ce que révèle la composition isotopique du carbone[4]. Ce carbone organique a été enfoui jusqu'au manteau terrestre par le mouvement des plaques tectoniques, dans les zones de subduction.

La nature minéralogique des inclusions, leur contenu en élément en trace et la composition isotopique (Carbone et Azote) des diamants eux-mêmes sont de précieux indices pour comprendre la genèse de ce minéral. Tout porte à croire que la croissance des diamants dans le manteau lithosphérique ne résulte pas d'une transformation directe à partir du graphite mais impliquerait plutôt l'entremise d'un fluide COH (fluide aqueux contenant du carbone dans une forme moléculaire non spécifiée : CH4, CO, CO2) ou d'un magma carbonaté (carbonatite). Le mode de cristallisation des diamants issus du manteau inférieur est bien moins contraint. Les caractéristiques en éléments en traces des inclusions de pérovskites calciques dans ces diamants suggèrent à certains auteurs une croissance associée à la présence de croûte océanique, dans une zone du manteau où elle pourrait effectivement s'accumuler[5].

Remontée en surface

Les diamants d'Afrique du Sud ont été remontés par des éruptions volcaniques particulièrement puissantes. Elles ont occasionné la formation de brèches volcaniques, constituées de débris de roches à l'origine particulièrement profondes. Les diamants sont ainsi retrouvés en inclusion dans ces roches nommées kimberlites.

L'érosion peut ensuite les transporter et les incorporer dans des sédiments alluviaux.

Gisements

La plupart des diamants sont extraits de la kimberlite présente dans les zones les plus anciennes de croûte continentale (au moins 1, 5 milliard d'années) [6]. Voir craton.

Jusqu'au XVIe siècle, l'Inde et surtout la région de Golkonda (Golconde) était l'unique zone de production de diamants au monde, avec la région de Bornéo. C'est en Inde qu'ont été extraits les plus célèbres diamants anciens. Puis les gisements du Brésil ont été découverts. Ils ont alimenté le marché occidental jusqu'à la fin du XIXe siècle, date de la découverte des gisements sud-africains.

Depuis cette date, la majorité des diamants viennent d'Afrique (62, 1 % en 1999). Cette situation a été l'origine de plusieurs guerres comme celle du Sierra Leone, où les objectifs stratégiques étaient le contrôle des principaux gisements du pays pour financer le conflit.

Dans les parties les plus internes des chaînes de collision tel que les Alpes, l'Himalaya ou la chaîne Hercynienne, on trouve des roches continentales contenant des microdiamants[7]. Ces diamants se forment au cours du métamorphisme dit d'«ultrahaute pression en contexte subduction-collision» : températures modérées de l'ordre de 800 à 900 °C et pression de l'ordre de 4 GPa. Les diamants obtenus sont de taille micrométrique et ne peuvent par conséquent pas être concernés par l'exploitation minière. Cependant, ils offrent des objets uniques pour l'étude du comportement d'un dispositif rocheux en profondeur.

Pays producteurs

En 2005, la production mondiale de diamants était de 173, 5 millions de carats et les quatre principaux producteurs sont la Russie, le Botswana, l'Australie et la République démocratique du Congo qui produisent à eux quatre légèrement plus de 73 % de la production mondiale[8].

Exploitation respectant les traditions du diamant en Sierra Leone, dans des alluvions
Production de diamants industriels naturels en 2005[8]
Pays Millions de carats  % du total
Drapeau : Russie Russie 38, 000 21, 9
Drapeau : Botswana Botswana 31, 890 18, 4
Drapeau : Australie Australie 30, 678 17, 7
Drapeau : République démocratique du Congo République démocratique du Congo 27, 000 15, 6
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 15, 775 9, 1
Drapeau : Canada Canada 12, 300 7, 1
Drapeau : Angola Angola 10, 000 5, 8
Drapeau : Namibie Namibie 1, 902 1, 1
Drapeau : République populaire de Chine Chine 1, 190 0, 7
Drapeau : Ghana Ghana 1, 065 0, 6

Exploitation minière

Mine de diamant d'Oudatchnaïa (Yakoutie, Russie)

Le processus d'extraction est particulièrement diversifié, dans la mesure où il dépend de la région dans laquelle le diamant est exploité. Mais, généralement, les opérations se divisent en trois parties :

  1. l'élimination des éléments stériles (terre et pierre qui couvrent le sable diamantifère)  ;
  2. l'extraction ;
  3. le lavage.

Du fait du coût de l'exploitation des mines (dix tonnes de minerai permettent d'extraire uniquement un carat de diamant), seules les entreprises investissent dans ces zones qui leur garantissent une production importante : le plus souvent, des kilomètres carrés de terrain sont excavés pour obtenir une gemme de taille appréciable, d'où le coût des diamants.

Diamants de synthèse

Article détaillé : Diamant synthétique.

Depuis qu'on sait que le diamant n'est qu'une forme spécifique du carbone, les physiciens et chimistes ont essayé de le synthétiser. La première synthèse artificielle du diamant eut lieu en 1953 à Stockholm par l'inventeur Baltzar von Platen et le jeune ingénieur civil Anders Kämpe œuvrant pour la compagnie suédoise Asea.

En soumettant le carbone à une forte pression ainsi qu'à une haute température pendant plusieurs heures, il est envisageable de réaliser un diamant de synthèse. Mais à cause de leur petite taille, ces derniers ne sont utilisés que dans l'industrie.

Utilisation

Outre la joaillerie, le diamant est utilisé dans l'industrie à cause de ses propriétés, surtout de dureté.

Industrie

Dans un premier temps, l'industrie utilise énormément le diamant à cause de sa dureté. Depuis les outils de coupe et d'usinage fondés sur les propriétés mécaniques du diamant, jusqu'aux enclumes à diamant servant à recréer des pressions titanesques, les applications en sont multiples. Cette dureté intervient aussi dans la précision qu'on peut atteindre avec des outils en diamant. Surtout, les bistouris en diamant, permettent de créer des incisions ultraprécises (en ophtalmologie par exemple), car le moindre effleurement découpe la peau. N'étant d'autre part pas réactif, il est biocompatible et ne génère pas de rejet ou de toxicité.

La chimie s'intéresse aussi fortement au diamant : il possède des propriétés qui le rendent particulièrement approprié pour des applications en électrochimie. D'une part, il est résistant aux acides ainsi qu'aux bases, ce qui permet une utilisation dans des milieux corrosifs. D'autre part, les électrodes de diamant plongées dans de l'eau pure ne subissent aucune réaction électrochimique ; elles sont par conséquent particulièrement efficaces.

De nombreux systèmes optiques utilisent la transparence du diamant, alors que les systèmes électroniques exploitent surtout ses propriétés thermiques.

À cause de sa faible conductivité électrique, le diamant est parfois utilisé dans l'industrie des semi-conducteurs quand il est dopé avec des impuretés de bore ou de phosphore.

Les diamants sont aujourd'hui à l'étude pour une utilisation comme détecteurs :

En revanche, et malgré leur stabilité énorme, les diamants ne peuvent pas servir dans un cœur de centrale nucléaire, car le bombardement est bien trop important et le matériau serait détruit.

Joaillerie

Quelques exemples de diamants taillés

Les qualités de certains diamants (comme leur pureté, leur taille importante et leur couleur) font du diamant, la plus célèbre des pierres précieuses en joaillerie.

La beauté de son brillant est due au fait qu'il possède un haut indice de réfraction de la lumière et un grand pouvoir dispersif : en pénétrant, les rayons de lumière sont réfléchis au sein de la pierre à l'infini et la lumière blanche se disperse, retourne à l'intérieur transformée en un éventail de couleurs. Les diamants (comme les gouttes d'eau) fonctionnent comme des prismes en freinant, plus ou moins suivant les longueurs d'onde (violette au maximum, rouge au minimum), de manière à ce que les couleurs soient dispersées sous forme d'arc-en-ciel.

Mais l'ensemble des diamants ne sont pas utilisés en bijouterie. Tout défaut peut leur ôter de la valeur et ils sont alors employés pour des applications industrielles. Le plus souvent, ceci arrive avec ceux qui présentent des bulles internes ou des particules étrangères, ou s'ils sont de forme irrégulière ou pauvrement colorés.

Taille

Taille brillant[9], selon Marcel Tolkowsky, 1919

La taille des diamants s'effectue en particulier à Anvers (Belgique) , à Tel-Aviv (Israël) et au Gujarat (Inde) par la communauté jaïn. En Thaïlande, ce sont les pierres précieuses (rubis et saphirs) qui sont taillées.

Le degré de la beauté de la dispersion (effet arc-en-ciel) du diamant dépend, en grande partie, de la taille et du poli de la pierre. Quoique naturellement les diamants aient leurs éclats propres, ceux-ci peuvent être perfectionnés et multipliés par la taille experte d'un Diamantaire.

Du fait de son extrême dureté, le diamant ne peut être usiné que par un autre diamant, c'est pourquoi la taille et le poli de la pierre en sont les éléments principaux.

Avant de le tailler, on examine la gemme pour déterminer ses plans de clivage. On trace ensuite sur elle une ligne qui marque le périmètre de ces plans. Sur ce dernier, on fait une petite cannelure avec une espèce de bois qui porte dans son extrémité un diamant. Par cette ouverture, on introduit une fine lame d'acier, on donne un coup sec et la pierre se divise en deux.

Il existe de nombreuses façons de tailler le diamant, mais la plus connue, celle qui met le mieux en valeur la beauté du diamant et qui est par conséquent la plus utilisée, est sans doute la taille «brillant». Cette technique peaufinée sert à transformer les pierres brutes en véritables joyaux de lumière, en faisant apparaître 58 facettes (57 si on ne tient pas compte de la collette)  : 33 sur la couronne et 24 sur la culasse, régulières et de tailles définies exactement, à la surface du diamant.

En effet, si les notions de pureté et de couleur paraissent familières, les proportions de taille le sont plus rarement. Pourtant, ces dernières sont un facteur de qualité essentiel. Elles conditionnent directement le rendu de brillance et le «feu» du dia­mant. À couleur semblable, un dia­mant possédant de bonnes proportions sera énormément plus éclatant qu'un diamant pur incorrectement taillé.

Depuis la naissance de la taille Tolkovsky en (1919), les diamantaires n'ont cessé de chercher à optimiser le rendu de brillance du diamant. De l'ensemble des tailles du diamant, c'est sans doute la forme ronde brillant qui a été la plus étudiée et qui est la plus aboutie ; actuellement, les proportions appliquées à cette taille résultent directement de la compréhension des lois optiques du matériau et de la maîtrise de la tech­nique de taille et du polissage.

Au Japon est particulièrement apprécié la taille flèche et cœurs, appelée ainsi à cause des formes des jeux de lumière.

Les apprentis tailleurs sont actuellement particulièrement rares, la taille étant de plus en plus réalisée par des lasers avec dispositifs informatiques. [réf.  nécessaire]

Couleur

Les diamants sont aussi classés par couleur. La couleur la plus commune étant «le blanc» (ici, le blanc sert à désigner plutôt l'absence de couleur : c'est-à-dire que le diamant est transparent). Ces couleurs sont notées grâce à un code utilisant les différentes lettres de l'alphabet :

Code Couleur
D Blanc exceptionnel +
E Blanc exceptionnel
F Blanc extra +
G Blanc extra
H Blanc
I et J Blanc nuancé
K et L Un peu teinté
M à Z Couleur teinté

Type

La classification des diamants s'organise aussi selon qu'il y ait ou non une présence d'azote dans sa structure, ce qui modifie ses propriétés optiques. On peut distinguer deux types[10] : le type I où la présence d'azote est avérée, et le type II sans azote, particulièrement rare et qui correspond à des durées de formation plus longues[11].

On peut résumer cette classification, principalement scientifique, dans le tableau suivant :

Type Définition Couleur Particularité Population
I a Petits groupes d'azote
Contient 0, 3% d'azote
Incolore, jaune, brun, rose, vert et bleu Fluorescence bleue
Raies d'absorption étroites
98 %
I b Azote isolé
Contient 0, 1% d'azote
Jaune intense, orange, brun et incolore Plupart des diamants synthétiques
Raies d'absorption larges
Rare
Environ 1 %
II a Pure sans azote Incolore, brun, rose, violet, vert et doré
Blanc exceptionnel +
Transparent aux UV < 230µm
Quelques grands diamants célèbres[11]
Environ 0, 8 %
Très rare
II b Sans azote avec 0, 1% de bore Bleu et gris Isolant électrique Environ 0, 2 %
Extrêmement rare

Pureté

Les diamants contiennent aussi une grande variété d'inclusions qui peuvent modifier son apparence. Une inclusion ou impureté était nommée en France un crapaud, mais cette appellation tend à disparaître dans le langage professionnel suite à la demande de la Confédération des Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres (CHBJO) [réf.  nécessaire] de ne plus l'usiter. Les inclusions sont indiquées en utilisant les codes suivants :

Code Signification
IF (Internally Flawless) Absence d'inclusions avec un grossissement de 10 fois
VVS1-VVS2 (Very Very Small inclusions) Minuscule (s) inclusion (s) particulièrement difficilement visible (s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois (1 étant la meilleure qualité)
VS1-VS2 (Very Small inclusions) Très petite (s) inclusion (s) difficilement visible (s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
SI1-SI2-SI3 (Small Inclusions) Petite (s) inclusion (s) aisément visible (s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
I1-I2-I3 (Imperfect) Grande (s) et/ou nombreuses inclusion (s) visible (s) à l'œil nu

Poids

Article détaillé : Carat.

La masse d'un diamant se mesure en carats, qui équivaut à 0, 20 grammes. La valeur d'un diamant est exponentielle comparé à sa masse. C'est à dire, un diamant de deux carats a une valeur supérieure à deux diamants d'un carat, dans la mesure où il est reconnu comme plus rare.

Diamantaires et gemmologues

Ce classement en catégories du diamant (les 4C) [réf.  nécessaire] est réalisé par des professionnels. On nomme les personnes chargées de ce travail les gemmologues. Il existe peu de laboratoires mondiaux de gemmologie, les plus connus sont :

Il existe deux types de certificats émis par les laboratoires. Le premier est un certificat de gradation pour diamants incolores. Ce document rend compte seulement de la qualité du diamant, fonction des critères retenus par la profession et partant du postulat que la pierre est naturelle.

Le deuxième type de certificat concerne essentiellement les diamants de couleur, mais également certains diamants incolores traités à haute pression et haute température (HPHT) pour les décolorer. Il confirme que la pierre est naturelle mais en particulier rend compte de l'origine de la couleur, à savoir d'origine naturelle ou induite par un/des traitement/s (irradiation, chauffage, HPHT, peut-être cumulés). Ce type de certificat implique l'usage d'instruments modernes; spectrométrie infrarouge (IRTF), spectrométrie ultraviolet-proche infrarouge à basse température (UV-PIR), photoluminescence (PL), etc.

Le diamantaire (terme désignant originellement le tailleur de diamant) a contrario du gemmologue n'étudie pas le diamant mais le négocie. Selon sa spécialité, son activité concernera les pierres taillées ou les bruts, certains cumulant les deux.

Diamants célèbres

Liste de quelques diamants célèbres :

Couleur Pierre brute Pierre taillée
Nom Carats Lieu de découverte Année Nom Carats
incolore Cullinan 3 106 Afrique du Sud
(mine Premier)
1905 Grande Étoile d'Afrique
(Cullinan I)
530, 20
Petite Étoile d'Afrique
(Cullinan II)
317, 40
  793, 62 Inde
(mine de Kollur)
XVIIe siècle Grand Mogol 279, 56
  787, 50 Inde XVIIe siècle Orloff 194, 75
  410 Inde 1698 Régent 140, 50
        Koh-i Nor 105, 602
Excelsior 995, 2 Afrique du Sud
(Jagersfontein)
1893 Excelsior I 69, 68
        Sancy 55, 23
rose         Daria-e nour entre 175 et 195
        Hortensia 21, 32
        Graff pink 24, 78
vert   119, 50 Inde 1743 Dresde vert 40, 70
bleu   115 Inde 1668 Diamant bleu de la Couronne
(taillé en 1671)
69
Hope
(diamant bleu de la Couronne volé et retaillé vers 1812) [12]
44, 50
bleu-gris     Inde 1664 Wittelsbach 35, 56
noir         67, 50
        160, 18
jaune-marron         Florentin (disparu depuis 1922) 137, 27
  755 Afrique du Sud 1985 Golden Jubilee
(couronne royale de Thaïlande)
545.67
Diamant particulièrement rare de la taille d'une noix, le Wittelsbach, de couleur bleu-gris, pèse plus de 35 carats. Il a été le diamant le plus cher jamais vendu pendant près de deux ans.

Les plus grosses enchères

Symbolique

Notes et références

  1. Pline L'Ancien (trad. M. Emile Littré), Histoire naturelle, vol.  XXXVII : Au sujet des pierres précieuses, M. Nisard Firmin-Didot, coll. «Collection des Auteurs latins», paris, 1855 [lire en ligne], chap.  XV 
  2. ÉCO-NOTES DU BRGM EXTRAITES DE LA REVUE MENSUELLE ÉCOMINERESSOURCES MINÉRALES
  3. (en) J. H. Eggert, D. G. Hicks, P. M. Celliers, D. K. Bradley, R. S. McWilliams, R. Jeanloz, J. E. Miller, T. R. Bœhly et G. W. Collins, «Melting temperature of diamond at ultrahigh pressure», dans Nature Physics, Londres, janvier 2010 (ISSN 1745-2473)  
  4. (en) Where dœs the carbon come from?, sur le site de l'American Museum of Natural History
  5. (fr) Brunet et al, La terre interne roches et matériaux en conditions extrêmes, pages 110, Vuibert. ISBN : 978-2-7117-5397-0
  6. (en) Site de l'American Museum of Natural history
  7. (en) Sobolev N. & Shatsky V. S. (1990), Diamond inclusions in garnets from metamorphic rocks : a new environment for diamond formation, Nature, 342, pp. 742-746
  8. (en) World Mineral Production (2001-2005) - Production of diamond, British Geological Survey, p.  22. Consulté le 30 août 2007
  9. Pour les termes en français, voir [1]
  10. Histoire du diamant et sa commercialisation, DIAMPREST. Consulté le 27 novembre 2010
  11. (en) Optical Properties of Diamond : Type I & Type II Diamond, AllAboutGemstones. com, 2010
  12. (fr) On a retrouvé le mythique «diamant bleu de la Couronne», Rue89. Mis en ligne le 18 novembre 2008, consulté le 18 novembre 2008
  13. (fr) Un diamant de 84, 37 carats a trouvé preneur à 18 millions de francs chez Sotheby's à Genève
  14. (en) Guess Founder Georges Marciano Buys 84.37-Carat White Diamond for 16.2 Million at Auction
  15. (fr) 18, 7 millions d'euros pour un diamant
  16. (fr) Un diamant rose exceptionnel vendu pour 46 millions de dollars, TF1. Mis en ligne le 17 novembre 2010

Liens externes

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