Élément chimique
On définit par élément chimique, ou simplement élément, une catégorie d'atomes ayant en commun le même nombre de protons dans leur noyau atomique, ce nombre, noté Z, définissant le numéro atomique de l'élément.
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Élément chimique - Produit chimique - Matériau
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- I) Qu'est ce qu'un élément chimique ? 1) les isotopes : vidéo... Exemples : l'espèce chimique cuivre Cu est présente dans CuO, Cu (OH) 2, , Cu métal …... (source : thierry.col2.free)
- Il s'agit d'éléments chimiques qui réagissent entre eux pour donner naissance aux... Les isotopes sont des atomes du même élément qui ont le même numéro... (source : ustboniface.mb)
- ... Le technétium, élément métal pur gris métallique, radioactif, fait partie des métaux de ... Il est l'élément le plus léger ne possédant pas d'isotope stable.... Le technétium a été le premier élément chimique produit... (source : geowiki)
On définit par élément chimique, ou simplement élément, une catégorie d'atomes ayant en commun le même nombre de protons dans leur noyau atomique, ce nombre, noté Z, définissant le numéro atomique de l'élément. Les propriétés chimiques sont déterminées par la configuration électronique de l'atome, qui dépend directement du numéro atomique.
L'hydrogène, le carbone, l'azote, l'oxygène, sont des éléments chimiques, de même que le fer, le cuivre, l'argent, l'or, etc. Au total, 118 éléments chimiques ont été observés à ce jour, de numéros atomiques allant de 1 à 118. Parmi ceux-ci, 94 éléments se rencontrent dans le milieu naturel, et 80 éléments ont au moins un isotope stable : tous ceux de numéros atomiques inférieur ou égal à 82 hormis les éléments 43 et 61.
Un élément chimique ne peut pas se transformer en un autre élément par une réaction chimique, seule une réaction nucléaire nommée transmutation peut y parvenir. Cette définition moderne a été formulée en substance pour la première fois par le chimiste français Antoine Lavoisier en 1789[1], [2].
Une substance pure constituée d'atomes du même élément est nommée corps simple, et ne peut pas être décomposée en d'autres éléments différents, ce qui différencie un corps simple d'un composé chimique. L'oxygène est un élément chimique, mais le gaz nommé fréquemment oxygène est un corps simple dont le nom exact est dioxygène, de formule O2, pour le distinguer de l'ozone, de formule O3, qui est aussi un corps simple ; l'ozone et le dioxygène sont des variétés allotropiques de l'élément oxygène. L'état standard d'un élément chimique est celui du corps simple dont l'enthalpie standard de formation est la plus faible aux conditions normales de température et de pression, par convention égale à zéro.
Les éléments chimiques sont couramment classés dans une table issue des travaux du chimiste russe Dimitri Mendeleïev et nommée «tableau périodique des éléments» :
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||
| 1 | H | He | |||||||||||||||||
| 2 | Li | Be | B | C | N | O | F | Ne | |||||||||||
| 3 | Na | Mg | Al | Si | P | S | Cl | Ar | |||||||||||
| 4 | K | Ca | Sc | Ti | V | Cr | Mn | Fe | Co | Ni | Cu | Zn | Ga | Ge | As | Se | Br | Kr | |
| 5 | Rb | Sr | Y | Zr | Nb | Mo | Tc | Ru | Rh | Pd | Ag | Cd | In | Sn | Sb | Te | I | Xe | |
| 6 | Cs | Ba | * | Lu | Hf | Ta | W | Re | Os | Ir | Pt | Au | Hg | Tl | Pb | Bi | Po | At | Rn |
| 7 | Fr | Ra | * | Lr | Rf | Db | Sg | Bh | Hs | Mt | Ds | Rg | Cn | Uut | Uuq | Uup | Uuh | Uus | Uuo |
| ↓ | |||||||||||||||||||
| * | La | Ce | Pr | Nd | Pm | Sm | Eu | Gd | Tb | Dy | Ho | Er | Tm | Yb | |||||
| * | Ac | Th | Pa | U | Np | Pu | Am | Cm | Bk | Cf | Es | Fm | Md | No | |||||
| Tableau périodique des éléments chimiques | |||||||||||||||||||
Les éléments
Abondance naturelle
| Z | Élément | Parties par million |
|---|---|---|
| 1 | Hydrogène | 739 000 |
| 2 | Hélium | 240 000 |
| 8 | Oxygène | 10 400 |
| 6 | Carbone | 4 600 |
| 10 | Néon | 1 340 |
| 26 | Fer | 1 090 |
| 7 | Azote | 960 |
| 14 | Silicium | 650 |
| 12 | Magnésium | 580 |
| 16 | Soufre | 440 |
En tout, 118 éléments ont été observés au 1er trimestre 2010. «Observé» peut simplement vouloir dire qu'on en a identifié au moins un atome de façon raisonnablement sûre : ainsi, seuls trois atomes de l'élément 118 ont été détectés à ce jour, et ce de façon indirecte à travers les produits de leur chaîne de désintégration. L'UICPA n'a validé que les 112 premiers éléments par numéro atomique croissant[4], dont elle a entériné les noms en anglais mais aussi les symboles chimiques internationaux ; le dernier en date est l'élément 112, nommé copernicium depuis le 19 février 2010[5], ayant pour symbole chimique Cn.
Seuls 94 éléments sont observés sur Terre dans le milieu naturel, parmi lesquels six ne sont présents qu'à l'état de traces — le technétium 43Tc, le prométhium 61Pm, l'astate 85At, le francium 87Fr, le neptunium 93Np et le plutonium 94Pu. Tous ces éléments ont aussi été détectés dans l'espace, mais aussi le californium 98Cf[6].
Les 22 autres éléments observés qui n'existent ni sur Terre ni dans l'espace ont été produits artificiellement par fusion nucléaire à partir d'autres éléments plus légers.
Selon le modèle standard de la cosmologie, l'abondance relative des isotopes des 95 éléments naturels dans l'univers résulte de quatre phénomènes[7] :
- la nucléosynthèse essentielle pour les trois (ou quatre) premiers éléments : hydrogène, hélium, lithium, ou alors béryllium
- la nucléosynthèse stellaire pour les vingt-deux éléments suivants, jusqu'au fer
- la spallation de ces noyaux qui enrichit le milieu interstellaire surtout en lithium et béryllium, détectés en surabondance dans les rayons cosmiques
- la capture neutronique sur ces mêmes noyaux dans les étoiles en fin de vie, et surtout les supernovæ, pour générer l'ensemble des éléments au-delà du fer, au cours de processus nommés R ou S selon qu'ils sont rapides ou lents, mais aussi la capture de protons rapides (processus RP) et la photodésintégration (processus P) pour ce qui concerne les noyaux riches en protons (tels que 196Hg).
Numéro atomique
Le numéro atomique d'un élément, noté Z (en référence à l'allemand Ordnungszahl), est égal au nombre de protons contenu dans les noyaux des atomes de cet élément. A titre d'exemple, l'ensemble des atomes d'hydrogène ne comptent qu'un seul proton, par conséquent le numéro atomique de l'hydrogène est Z = 1. Si l'ensemble des atomes d'un même élément comptent le même nombre de protons, ils peuvent par contre avoir différents nombres de neutrons : chaque nombre de neutron d'un élément définit un isotope de cet élément.
Les atomes étant électriquement neutres, ils comptent tout autant d'électrons, chargés négativement, que de protons, chargés positivement, de sorte que le numéro atomique représente aussi le nombre d'électrons des atomes d'un élément donné. Les propriétés chimiques d'un élément étant déterminées avant tout par sa configuration électronique, on comprend que le numéro atomique est la caractéristique déterminante d'un élément chimique.
Le numéro atomique définit entièrement un élément : connaître le numéro atomique revient à connaître l'élément. C'est pour cela qu'il est le plus souvent omis avec les symboles chimiques, sauf peut-être pour rappeler la position de l'élément dans le tableau périodique. Quand il est représenté, il se positionne en bas à gauche du symbole chimique : ZX.
Nombre de masse
Le nombre de masse d'un élément, noté A, est égal au nombre de nucléons (protons et neutrons) contenu dans les noyaux des atomes de cet élément. Si l'ensemble des atomes d'un élément donné ont par définition le même nombre de protons, ils peuvent par contre avoir des nombres différents de neutrons, et par conséquent des nombres de masse différents, ce qu'on nomme des isotopes. A titre d'exemple, l'hydrogène 1H a trois isotopes principaux : le protium 1H (hydrogène courant, dont le noyau à un proton n'a aucun neutron), le deutérium 2H (plus rare, dont le noyau à un proton compte, en plus, un neutron), et le tritium 3H (radioactif et présent dans le milieu naturel à l'état de traces, dont le noyau à un proton compte deux neutrons).
Le nombre de masse n'a le plus souvent aucune incidence sur les propriétés chimiques des atomes, car il n'affecte pas leur configuration électronique ; un effet isotopique peut néanmoins être observé pour les atomes légers, c'est-à-dire le lithium 3Li, l'hélium 2He et en particulier l'hydrogène 1H, car l'ajout ou le retrait d'un neutron dans le noyau de tels atomes entraîne une variation relative significative de la masse de l'atome, qui affecte la cinétique des réactions chimiques et l'intensité des liaisons chimiques. Pour les 115 autres éléments, par contre, le nombre de masse n'a quasiment pas d'influence sur leurs propriétés chimiques.
Le nombre de masse n'affectant pas les propriétés chimiques des éléments, il est le plus souvent omis avec les symboles chimiques, sauf quand il s'agit de distinguer les isotopes d'un élément donné. Quand il est représenté, il se positionne en haut à gauche du symbole chimique : AX.
Masse atomique
L'unité de masse atomique a été définie par l'UICPA en 1961 comme étant précisément le douzième de la masse du noyau d'un atome de 12C (carbone 12) :
La masse au repos d'un nucléon n'est en effet pas pertinente pour mesurer la masse des atomes car protons et neutrons n'ont pas précisément la même masse au repos — respectivement 938, 272013 (23) MeV/c2 et 939, 565560 (81) MeV/c2 — et en particulier cette masse diffère de celle qu'ils ont quand ils font partie d'un noyau atomique à cause de l'énergie de liaison nucléaire de ces nucléons, qui induit un défaut de masse entre la masse réelle d'un noyau atomique et le cumul des masses au repos des nucléons qui composent ce noyau.
La masse atomique d'un élément est égale à la somme des produits des nombres de masse de ses isotopes par leur abondance naturelle. Appliqué par exemple au plomb, cela donne :
-
-
Isotope Abondance naturelle A Produit 204Pb 1, 4 % × 204 = 2, 9 206Pb 24, 1 % × 206 = 49, 6 207Pb 22, 1 % × 207 = 45, 7 208Pb 52, 4 % × 208 = 109, 0 Masse atomique du plomb = 207, 2
-
La mole étant définie par le nombre d'atomes contenus dans 12 g de carbone 12 (soit N ≈ 6, 02214179 × 1023 atomes), la masse atomique du plomb est par conséquent de 207, 2 g/mol, avec un défaut de masse de l'ordre de 7, 561676 MeV/c2 par nucléon.
De ce qui précède, on comprend qu'on ne peut définir de masse atomique que pour les éléments dont on connaît la composition isotopique naturelle ; à défaut d'une telle composition isotopique, on retient le nombre de masse de l'isotope connu ayant la période radioactive la plus longue, ce qu'on indique le plus souvent en représentant la masse atomique obtenue entre parenthèses ou entre crochets.
Isotopes
| Isotope | Nucléides (ppm) |
|---|---|
| 1H | 705 700 |
| 4He | 275 200 |
| 16O | 5 920 |
| 12C | 3 032 |
| 20Ne | 1 548 |
| 56Fe | 1 169 |
| 14N | 1 105 |
| 28Si | 653 |
| 24Mg | 513 |
| 32S | 396 |
| 22Ne | 208 |
| 26Mg | 79 |
| 36Ar | 77 |
| 54Fe | 72 |
| 25Mg | 69 |
| 40Ca | 60 |
| 27Al | 58 |
| 58Ni | 49 |
| 13C | 37 |
| 3He | 35 |
| 29Si | 34 |
| 23Na | 33 |
| 57Fe | 28 |
| 2H | 23 |
| 30Si | 23 |
Deux atomes dont le noyau compte le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons sont dits «isotopes» de l'élément chimique défini par le nombre de protons de ces atomes. Parmi les 118 éléments observés, seuls 80 ont au moins un isotope stable (non radioactif) : l'ensemble des éléments de numéro atomique inférieur ou égal à 82, c'est-à-dire jusqu'au plomb 82Pb, outre le technétium 43Tc et le prométhium 61Pm. Parmi ceux-ci, seuls 14 n'ont qu'un seul isotope stable (par exemple le fluor, constitué exclusivement de l'isotope 19F), les 66 autres en ont au moins deux (par exemple le cuivre, dans les proportions 69 % de 63Cu et 31 % de 65Cu, ou le carbone, dans les proportions 98, 9 % de 12C et 1, 1 % de 13C). Il existe en tout 256 isotopes stables connus des 80 éléments non radioactifs, ainsi qu'une vingtaine d'isotopes faiblement radioactifs présents dans le milieu naturel (quelquefois avec une période radioactive tellement grande qu'elle en devient non mesurable), certains éléments ayant à eux seuls plus d'une demi-douzaine d'isotopes stables ; ainsi, l'étain 50Sn en compte pas moins de dix, d'occurrences naturelles fort variables :
-
-
Isotope Abondance naturelle Neutrons 112Sn 0, 97 % 62 neutrons 114Sn 0, 65 % 64 neutrons 115Sn 0, 34 % 65 neutrons 116Sn 14, 54 % 66 neutrons 117Sn 7, 68 % 67 neutrons 118Sn 24, 23 % 68 neutrons 119Sn 8, 59 % 69 neutrons 120Sn 32, 59 % 70 neutrons 122Sn 4, 63 % 72 neutrons 124Sn 5, 79 % 74 neutrons
-
Parmi les 274 isotopes les plus stables connus (comprenant 18 isotopes «quasi-stables» ou particulièrement faiblement radioactifs), légèrement plus de 60 % (165 nucléides pour être exact) sont constitués d'un nombre pair à la fois de protons (Z) et de neutrons (N), et légèrement moins de 1, 5 % (uniquement quatre nucléides[9]) d'un nombre impair à la fois de protons et de neutrons ; les autres nucléides se répartissent environ à parts identiques (un peu moins de 20 %) entre Z pair et N impair, et Z impair et N pair. Globalement, 220 nucléides stables (un peu plus de 80 %) ont un nombre pair de protons, et uniquement 54 en ont un nombre impair ; c'est un élément sous-jacent à l'effet d'Oddo-Harkins, relatif au fait que, pour Z > 4 (c'est-à-dire à l'exception des éléments issus de la nucléosynthèse essentielle), les éléments de numéro atomique pair sont plus abondants dans l'univers que ceux dont Z est impair. Cet effet se manifeste surtout dans la forme en dents de scie des courbes d'abondance des éléments par numéro atomique croissant :
Isotones
Deux atomes qui ont le même nombre de neutrons mais un nombre différent de protons sont dits isotones. Il s'agit en quelque sorte de la notion réciproque de celle d'isotope.
C'est par exemple le cas des nucléides stables 36S, 37Cl, 38Ar, 39K et 40Ca, localisés sur l'isotone 20 : ils comptent tous 20 neutrons, mais respectivement 16, 17, 18, 19 et 20 protons ; les isotones 19 et 21, quant à eux, ne comptent aucun isotope stable.
Radioactivité
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||
| 1 | H | He | |||||||||||||||||
| 2 | Li | Be | B | C | N | O | F | Ne | |||||||||||
| 3 | Na | Mg | Al | Si | P | S | Cl | Ar | |||||||||||
| 4 | K | Ca | Sc | Ti | V | Cr | Mn | Fe | Co | Ni | Cu | Zn | Ga | Ge | As | Se | Br | Kr | |
| 5 | Rb | Sr | Y | Zr | Nb | Mo | Tc | Ru | Rh | Pd | Ag | Cd | In | Sn | Sb | Te | I | Xe | |
| 6 | Cs | Ba | * | Lu | Hf | Ta | W | Re | Os | Ir | Pt | Au | Hg | Tl | Pb | Bi | Po | At | Rn |
| 7 | Fr | Ra | * | Lr | Rf | Db | Sg | Bh | Hs | Mt | Ds | Rg | Cn | Uut | Uuq | Uup | Uuh | Uus | Uuo |
| ↓ | |||||||||||||||||||
| * | La | Ce | Pr | Nd | Pm | Sm | Eu | Gd | Tb | Dy | Ho | Er | Tm | Yb | |||||
| * | Ac | Th | Pa | U | Np | Pu | Am | Cm | Bk | Cf | Es | Fm | Md | No | |||||
| Pb | Un isotope au moins de cet élément est stable | ||||||||||||||||||
| Cm | Un isotope a une période d'au moins 4 millions d'années | ||||||||||||||||||
| Cf | Un isotope a une période d'au moins 800 ans | ||||||||||||||||||
| Md | Un isotope a une période d'au moins 1 journée | ||||||||||||||||||
| Mt | Un isotope a une période d'au moins 1 minute | ||||||||||||||||||
| Uuo | Aucun isotope connu n'a de période dépassant 1 minute | ||||||||||||||||||
80 des 118 éléments du tableau périodique standard possèdent au moins un isotope stable : ce sont l'ensemble des éléments de numéro atomique compris entre 1 (hydrogène) et 82 (plomb) excepté le technétium 43Tc et le prométhéum 61Pm, qui sont radioactifs.
Dès le bismuth 83Bi, l'ensemble des isotopes des éléments connus sont (au moins particulièrement faiblement) radioactifs — l'isotope 209Bi a ainsi une période radioactive valant un milliard de fois l'âge de l'univers. Quand la période dépasse quatre millions d'année, la radioactivité produite par ces isotopes est négligeable et ne forme pas de risque sanitaire : c'est par exemple le cas de l'uranium 238, dont la période est de près de 4, 5 milliards d'années.
Au-delà de Z = 110 (darmstadtium 281Ds), l'ensemble des isotopes des éléments ont une période radioactive de moins de 30 secondes, et de moins d'un dixième de seconde à partir de l'élément 115 (ununpentium 288Uup).
Le modèle en couches de la structure nucléaire sert à rendre compte de la plus ou moins grande stabilité des noyaux atomiques selon leur composition en nucléons (protons et neutrons). Surtout, des «nombres magiques» de nucléons, conférant une stabilité spécifique aux atomes qui en sont composés, ont été observés expérimentalement, et expliqués par ce modèle[10]. Le plomb 208, qui est le plus lourd des noyaux stables existants, est ainsi composé du nombre magique de 82 protons et du nombre magique de 126 neutrons.
Certaines théories[11] extrapolent ces résultats en prédisant l'existence d'un îlot de stabilité parmi les nucléides superlourds, pour un «nombre magique» de 184 neutrons et — selon les théories et les modèles — 114, 120, 122 ou 126 protons.
Une approche plus moderne de la stabilité nucléaire montre cependant, par des calculs fondés sur l'effet tunnel, que, si de tels noyaux superlourds doublement magiques seraient certainement stables du point de vue de la fission spontanée, ils devraient cependant subir des désintégrations α avec une période radioactive de quelques microsecondes[12], [13], [14] ; un îlot de relative stabilité pourrait néanmoins exister autour du darmstadtium 293, correspondant aux nucléides définis par Z compris entre 104 et 116 et N compris entre 176 et 186 : ces éléments pourraient avoir des isotopes présentant des périodes radioactives atteignant quelques minutes.
Isomères nucléaires
| Isomère | Énergie d'excitation | Période | Spin |
|---|---|---|---|
| 179Ta | 0, 0 keV | 1, 82 an | 7/2+ |
| 179m1Ta | 30, 7 keV | 1, 42 µs | 9/2- |
| 179m2Ta | 520, 2 keV | 335 ns | 1/2+ |
| 179m3Ta | 1 252, 6 keV | 322 ns | 21/2- |
| 179m4Ta | 1 317, 3 keV | 9, 0 ms | 25/2+ |
| 179m5Ta | 1 327, 9 keV | 1, 6 µs | 23/2- |
| 179m6Ta | 2 639, 3 keV | 54, 1 ms | 37/2+ |
Un même noyau atomique peut quelquefois exister dans plusieurs états énergétiques différents caractérisés chacun par un spin et une énergie d'excitation spécifiques. L'état correspondant au niveau d'énergie le plus bas est nommé état essentiel : c'est celui dans lequel on trouve naturellement l'ensemble des nucléides. Les états d'énergie plus élevée, s'ils existent, sont nommés isomères nucléaires de l'isotope reconnu ; ils sont le plus souvent particulièrement instables et résultent la majorité du temps d'une désintégration radioactive.
On note les isomères nucléaires en adjoignant la lettre «m» — pour «métastable» — à l'isotope reconnu : ainsi l'aluminium 26, dont le noyau a un spin 5+ et est radioactif avec une période de 717 000 ans, possède un isomère, noté 26mAl, caractérisé par un spin 0+, une énergie d'excitation de 6 345, 2 keV et une période de 6, 35 secondes.
S'il existe plusieurs niveaux d'excitation pour cet isotope, on note chacun d'eux en faisant suivre la lettre «m» par un numéro d'ordre, ainsi les isomères du tantale 179 présentés dans le tableau ci-contre.
Un isomère nucléaire retombe à son état essentiel en subissant une transition isomérique, qui se traduit par l'émission de photons énergétiques, rayons X ou rayons γ, correspondant à l'énergie d'excitation.
Isomères nucléaires d'intérêt spécifique
Certains isomères nucléaires sont spécifiquement remarquables :
- Le technétium 99m est particulièrement utilisé en médecine pour son émission de photons de 141 keV correspondant aux rayons X employés habituellement en radiologie.
- Le hafnium 178m2 est à la fois particulièrement énergétique et plutôt stable, avec une période de 31 ans ; selon certains scientifiques[15], sa transition isomérique vers l'état essentiel pourrait être déclenchée par un rayonnement X incident (phénomène d'émission gamma induite), ce qui ouvrirait la voie à l'accumulation à particulièrement haute densité d'énergie, ainsi qu'à la réalisation d'armes de destruction massive compactes de nouvelle génération.
- Le tantale 180m1 a la particularité d'être stable sur au moins 1015 ans (près de 75 000 fois l'âge de l'univers), ce qui est d'autant plus remarquable que l'état essentiel de l'isotope 180Ta est , au contraire, particulièrement instable : le 180mTa est l'unique isomère nucléaire présent dans le milieu naturel ; le mécanisme de sa formation dans les supernovæ est d'ailleurs mal compris.
- Le thorium 229m est peut-être l'isomère connu ayant la plus faible énergie d'excitation, à peine quelques électron-volts : cette énergie est si faible qu'elle est difficilement mesurable, l'estimation la plus récente la situant vers 7, 6 ± 0, 5 eV[16], tandis qu'un consensus plus ancien la plaçait vers 3, 5 ± 1, 0 eV[17]. Cela correspond à des photons dans l'ultraviolet, et , s'il était envisageable d'exciter l'isotope 229Th avec un laser ultraviolet de longueur d'onde correcte, cela rendrait envisageable la réalisation de batteries à haute densité d'énergie, ou alors peut-être d'horloges atomiques de précision.
- L'américium 242m est , comme le tantale 180m1, plus stable que son état essentiel ; sa masse critique de quelques kilogrammes en ferait un envisageable combustible nucléaire pour des applications spatiales de propulsion par fragments de fission.
Allotropes
Un même élément chimique peut former plusieurs corps simples différant uniquement les uns des autres par l'agencement des atomes dans les molécules ou les structures cristallines qui les définissent. Le carbone existe ainsi sous forme graphite à système cristallin hexagonal, sous forme diamant à structure tétraédrique, sous forme graphène qui correspond à un unique feuillet hexagonal de graphite, ou encore sous formes fullerène ou nanotube de carbone qui peuvent être vues comme des feuillets de graphène respectivement sphériques et tubulaires. Ces différentes formes de carbone sont nommées allotropes de cet élément. De la même façon, l'ozone O3 et le dioxygène O2 sont des allotropes de l'élément oxygène.
Chaque allotrope d'un élément ne peut exister que dans une gamme de températures et de pressions définies, ce qu'on représente par un diagramme de phases. Ainsi, le carbone ne cristallise sous forme diamant qu'en étant soumis à de hautes pressions, le diamant demeurant stable jusqu'à pression ambiante ; quand il cristallise à pression ambiante, le carbone donne néanmoins du graphite, et non du diamant.
État standard
Parmi l'ensemble des variétés allotropiques d'un élément pouvant exister aux conditions normales de température et de pression, l'état standard est , par définition, celle dont l'enthalpie standard de formation est la plus faible, par convention définie comme nulle. Celui du carbone est le graphite, et celui de l'oxygène est le dioxygène, nommé pour cette raison couramment oxygène en le confondant avec l'élément dont il est l'état standard.
Nomenclature et classification
L'Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA, fréquemment désignée sous son sigle anglophone IUPAC) est l'instance chargée surtout de normaliser la nomenclature internationale des éléments chimiques et de leurs symboles. Cela sert à s'affranchir des querelles de nommage des éléments, qu'il s'agisse des querelles passées (par exemple au sujet du lutécium, que les Allemands ont nommé cassiopeium jusqu'en 1949 suite à une querelle de paternité entre un Français et un Autrichien quant à la première purification de l'élément) ou présentes (surtout au sujet de l'élément 118, synthétisé conjointement par deux équipes, russe et américaine, qui s'opposent sur le nom à donner à cet élément) :
- Le nom des 112 éléments reconnus par l'UICPA est désormais fixé, et le symbole chimique de ces éléments est unifié dans le monde entier.
- Les six autres éléments observés, mais aussi l'ensemble des autres éléments chimiques à ce jour toujours inobservés, ont reçu une appellation systématique fondée sur leur numéro atomique qui leur tient lieu de nom en attendant que leur observation soit validée par l'UICPA. L'élément 118 est ainsi nommé ununoctium en attendant que les choses s'éclaircissent à son sujet.
L'élément 112 est le dernier en date à avoir été reconnu par l'UICPA, en juin 2009. Il a été synthétisé pour la première fois à la fin du XXe siècle par une équipe du GSI (le Centre de recherche sur les ions lourds à Darmstadt, en Allemagne), qui a proposé de l'appeler copernicium, avec le symbole chimique Cn ; l'UICPA a validé cette proposition en février 2010[18].
Le tableau périodique des éléments est universellement utilisé pour classer les éléments chimiques de telle sorte que leurs propriétés soient beaucoup prédictibles selon leur position dans ce tableau. Issue des travaux du chimiste russe Dmitri Mendeleïev et de son contemporain allemand méconnu Julius Lothar Meyer, cette classification est dite périodique car organisée en périodes successives au long desquelles les propriétés chimiques des éléments, rangés par numéro atomique croissant, se succèdent dans un ordre semblable.
Ce tableau fonctionne idéalement jusqu'aux deux tiers de la septième période, ce qui englobe les 95 éléments détectés naturellement sur Terre ou dans l'espace ; au-delà de la série des actinides (éléments qu'on nomme les transactinides), des effets relativistes, négligeables jusqu'alors, deviennent significatifs et modifient sensiblement la configuration électronique des atomes, ce qui altère particulièrement nettement la périodicité des propriétés chimiques aux confins du tableau.
Symboles chimiques
Le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) est à l'origine des symboles chimiques que nous utilisons, en définissant un dispositif typographique fondé sur l'alphabet latin sans aucun signe diacritique : une lettre majuscule, quelquefois suivie d'une lettre minuscule, sans point marquant normalement une abréviation, dans une démarche universaliste qui a conduit à l'adoption de symboles issus du néolatin de l'époque moderne, par exemple :
Tous les symboles chimiques ont une validité internationale quels que soient les dispositifs d'écriture en vigueur, à la différence des noms des éléments qui doivent être traduits.
Liste des éléments chimiques avec leur symbole
La liste ci-dessous classe les éléments chimiques par numéro atomique croissant.
Cette liste peut être triée par n'importe quelle colonne en cliquant sur l'icône
de la colonne correspondante.
| Z |
Élément |
Symbole |
Série chimique |
Masse atomique (g/mol) |
Abondance naturelle dans l'écorce terrestre[19] (µg/kg) |
Isotopes naturels, classés par abondance décroissante (Les isotopes radioactifs sont marqués d'un astérisque) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Hydrogène | H | Non-métal | 1, 00794 (7) [20], [21], [22] | 1 400 000 | 1H, 2H |
| 2 | Hélium | He | Gaz rare | 4, 002602 (2) [20], [22] | 8 | 4He, 3He |
| 3 | Lithium | Li | Métal alcalin | 6, 941 (2) [20], [21], [22], [23] | 20 000 | 7Li, 6Li |
| 4 | Béryllium | Be | Métal alcalino-terreux | 9, 012182 (3) | 2 800 | 9Be |
| 5 | Bore | B | Métalloïde | 10, 811 (7) [20], [21], [22] | 10 000 | 11B, 10B |
| 6 | Carbone | C | Non-métal | 12, 0107 (8) [20], [22] | 200 000 | 12C, 13C |
| 7 | Azote | N | Non-métal | 14, 0067 (2) [20], [22] | 19 000 | 14N, 15N |
| 8 | Oxygène | O | Non-métal | 15, 9994 (3) [20], [22] | 461 000 000 | 16O, 18O, 17O |
| 9 | Fluor | F | Halogène | 18, 9984032 (5) | 585 000 | 19F |
| 10 | Néon | Ne | Gaz rare | 20, 1797 (6) [20], [21] | 5 | 20Ne, 22Ne, 21Ne |
| 11 | Sodium | Na | Métal alcalin | 22, 98976928 (2) | 23 600 000 | 23Na |
| 12 | Magnésium | Mg | Métal alcalino-terreux | 24, 3050 (6) | 23 300 000 | 24Mg, 26Mg, 25Mg |
| 13 | Aluminium | Al | Métal pauvre | 26, 9815386 (8) | 82 300 000 | 27Al |
| 14 | Silicium | Si | Métalloïde | 28, 0855 (3) [22] | 282 000 000 | 28Si, 29Si, 30Si |
| 15 | Phosphore | P | Non-métal | 30, 973762 (2) | 1 050 000 | 31P |
| 16 | Soufre | S | Non-métal | 32, 065 (5) [20], [22] | 350 000 | 32S, 34S, 33S, 36S |
| 17 | Chlore | Cl | Halogène | 35, 453 (2) [20], [21], [22] | 145 000 | 35Cl, 37Cl |
| 18 | Argon | Ar | Gaz rare | 39, 948 (1) [20], [22] | 3 500 | 40Ar, 36Ar, 38Ar |
| 19 | Potassium | K | Métal alcalin | 39, 0983 (1) | 20 900 000 | 39K, 41K, 40K* |
| 20 | Calcium | Ca | Métal alcalino-terreux | 40, 078 (4) [20] | 41 500 000 | 40Ca, 44Ca, 42Ca, 48Ca*, 43Ca, 46Ca |
| 21 | Scandium | Sc | Métal de transition | 44, 955912 (6) | 22 000 | 45Sc |
| 22 | Titane | Ti | Métal de transition | 47, 867 (1) | 5 650 000 | 48Ti, 46Ti, 47Ti, 49Ti, 50Ti |
| 23 | Vanadium | V | Métal de transition | 50, 9415 (1) | 120 000 | 51V, 50V* |
| 24 | Chrome | Cr | Métal de transition | 51, 9961 (6) | 102 000 | 52Cr, 53Cr, 50Cr, 54Cr |
| 25 | Manganèse | Mn | Métal de transition | 54, 938045 (5) | 950 000 | 55Mn |
| 26 | Fer | Fe | Métal de transition | 55, 845 (2) | 56 300 000 | 56Fe, 54Fe, 57Fe, 58Fe |
| 27 | Cobalt | Co | Métal de transition | 58, 933195 (5) | 25 000 | 59Co |
| 28 | Nickel | Ni | Métal de transition | 58, 6934 (4) | 84 000 | 58Ni, 60Ni, 62Ni, 61Ni, 64Ni |
| 29 | Cuivre | Cu | Métal de transition | 63, 546 (3) [22] | 60 000 | 63Cu, 65Cu |
| 30 | Zinc | Zn | Métal de transition | 65, 38 (2) | 70 000 | 64Zn, 66Zn, 68Zn, 67Zn, 70Zn |
| 31 | Gallium | Ga | Métal pauvre | 69, 723 (1) | 19 000 | 69Ga, 71Ga |
| 32 | Germanium | Ge | Métalloïde | 72, 64 (1) | 1 500 | 74Ge, 72Ge, 70Ge, 73Ge, 76Ge |
| 33 | Arsenic | As | Métalloïde | 74, 92160 (2) | 1 800 | 75As |
| 34 | Sélénium | Se | Non-métal | 78, 96 (3) [22] | 50 | 80Se, 78Se, 76Se, 82Se, 77Se, 74Se |
| 35 | Brome | Br | Halogène | 79, 904 (1) | 2 400 | 79Br, 81Br |
| 36 | Krypton | Kr | Gaz rare | 83, 798 (2) [20][21] | 0, 1 | 84Kr, 86Kr, 82Kr, 83Kr, 80Kr, 78Kr |
| 37 | Rubidium | Rb | Métal alcalin | 85, 4678 (3) [20] | 90 000 | 85Rb, 87Rb* |
| 38 | Strontium | Sr | Métal alcalino-terreux | 87, 62 (1) [20], [22] | 370 000 | 88Sr, 86Sr, 87Sr, 84Sr |
| 39 | Yttrium | Y | Métal de transition | 88, 90585 (2) | 33 000 | 89Y |
| 40 | Zirconium | Zr | Métal de transition | 91, 224 (2) [20] | 165 000 | 90Zr, 94Zr*, 92Zr, 91Zr, 96Zr* |
| 41 | Niobium | Nb | Métal de transition | 92, 90638 (2) | 20 000 | 93Nb |
| 42 | Molybdène | Mo | Métal de transition | 95, 96 (2) [20] | 1 200 | 98Mo, 96Mo, 95Mo, 92Mo, 100Mo*, 97Mo, 94Mo |
| 43 | Technétium | Tc | Métal de transition | [98, 9063][24] | Traces | 99Tc*, 99mTc* |
| 44 | Ruthénium | Ru | Métal de transition | 101, 07 (2) [20] | 1 | 102Ru, 104Ru, 101Ru, 99Ru, 100Ru, 96Ru, 98Ru |
| 45 | Rhodium | Rh | Métal de transition | 102, 90550 (2) | 1 | 103Rh |
| 46 | Palladium | Pd | Métal de transition | 106, 42 (1) [20] | 15 | 106Pd, 108Pd, 105Pd, 110Pd, 104Pd, 102Pd |
| 47 | Argent | Ag | Métal de transition | 107, 8682 (2) [20] | 75 | 107Ag, 109Ag |
| 48 | Cadmium | Cd | Métal de transition | 112, 411 (8) [20] | 150 | 114Cd, 112Cd, 111Cd, 110Cd, 113Cd*, 116Cd*, 106Cd, 108Cd |
| 49 | Indium | In | Métal pauvre | 114, 818 (3) | 250 | 115In*, 113In |
| 50 | Étain | Sn | Métal pauvre | 118, 710 (7) [20] | 2 300 | 120Sn, 118Sn, 116Sn, 119Sn, 117Sn, 124Sn, 122Sn, 112Sn, 114Sn, 115Sn |
| 51 | Antimoine | Sb | Métalloïde | 121, 760 (1) [20] | 200 | 121Sb, 123Sb |
| 52 | Tellure | Te | Métalloïde | 127, 60 (3) [20] | 1 | 130Te*, 128Te*, 126Te, 125Te, 124Te, 122Te, 123Te, 120Te |
| 53 | Iode | I | Halogène | 126, 90447 (3) | 450 | 127I |
| 54 | Xénon | Xe | Gaz rare | 131, 293 (6) [20], [21] | 0, 03 | 132Xe, 129Xe, 131Xe, 134Xe, 136Xe, 130Xe, 128Xe, 124Xe, 126Xe |
| 55 | Césium | Cs | Métal alcalin | 132, 9054519 (2) | 3 000 | 133Cs |
| 56 | Baryum | Ba | Métal alcalino-terreux | 137, 327 (7) | 425 000 | 138Ba, 137Ba, 136Ba, 135Ba, 134Ba, 130Ba, 132Ba |
| 57 | Lanthane | La | Lanthanide | 138, 90547 (7) [20] | 39 000 | 139La, 138La* |
| 58 | Cérium | Ce | Lanthanide | 140, 116 (1) [20] | 66 500 | 140Ce, 142Ce, 138Ce, 136Ce |
| 59 | Praséodyme | Pr | Lanthanide | 140, 90765 (2) | 9 200 | 141Pr |
| 60 | Néodyme | Nd | Lanthanide | 144, 242 (3) [20] | 41 500 | 142Nd, 144Nd*, 146Nd, 143Nd, 145Nd, 148Nd, 150Nd* |
| 61 | Prométhéum | Pm | Lanthanide | [146, 9151][24] | Traces | 145Pm* |
| 62 | Samarium | Sm | Lanthanide | 150, 36 (2) [20] | 7 050 | 152Sm, 154Sm, 147Sm*, 149Sm, 148Sm*, 150Sm, 144Sm |
| 63 | Europium | Eu | Lanthanide | 151, 964 (1) [20] | 2 000 | 153Eu, 151Eu* |
| 64 | Gadolinium | Gd | Lanthanide | 157, 25 (3) [20] | 6 200 | 158Gd, 160Gd, 156Gd, 157Gd, 155Gd, 154Gd, 152Gd* |
| 65 | Terbium | Tb | Lanthanide | 158, 92535 (2) | 1 200 | 159Tb |
| 66 | Dysprosium | Dy | Lanthanide | 162, 500 (1) [20] | 5 200 | 164Dy, 162Dy, 163Dy, 161Dy, 160Dy, 158Dy, 156Dy |
| 67 | Holmium | Ho | Lanthanide | 164, 93032 (2) | 1 300 | 165Ho |
| 68 | Erbium | Er | Lanthanide | 167, 259 (3) [20] | 3 500 | 166Er, 168Er, 167Er, 170Er, 164Er, 162Er |
| 69 | Thulium | Tm | Lanthanide | 168, 93421 (2) | 520 | 169Tm |
| 70 | Ytterbium | Yb | Lanthanide | 173, 054 (5) [20] | 3 200 | 174Yb, 172Yb, 173Yb, 171Yb, 176Yb, 170Yb, 168Yb |
| 71 | Lutécium | Lu | Lanthanide | 174, 9668 (1) [20] | 800 | 175Lu, 176Lu* |
| 72 | Hafnium | Hf | Métal de transition | 178, 49 (2) | 3 000 | 180Hf, 178Hf, 177Hf, 179Hf, 176Hf, 174Hf* |
| 73 | Tantale | Ta | Métal de transition | 180, 9479 (1) | 2 000 | 181Ta, 180m1Ta |
| 74 | Tungstène | W | Métal de transition | 183, 84 (1) | 1 250 | 184W, 186W, 182W, 183W, 180W* |
| 75 | Rhénium | Re | Métal de transition | 186, 207 (1) | 0, 7 | 187Re*, 185Re |
| 76 | Osmium | Os | Métal de transition | 190, 23 (3) [20] | 1, 5 | 192Os, 190Os, 189Os, 188Os, 187Os, 186Os*, 184Os |
| 77 | Iridium | Ir | Métal de transition | 192, 217 (3) | 1 | 193Ir, 191Ir |
| 78 | Platine | Pt | Métal de transition | 195, 084 (9) | 5 | 195Pt, 194Pt, 196Pt, 198Pt, 192Pt, 190Pt* |
| 79 | Or | Au | Métal de transition | 196, 966569 (4) | 4 | 197Au |
| 80 | Mercure | Hg | Métal de transition | 200, 59 (2) | 85 | 202Hg, 200Hg, 199Hg, 201Hg, 198Hg, 204Hg, 196Hg |
| 81 | Thallium | Tl | Métal pauvre | 204.3833 (2) | 850 | 205Tl, 203Tl |
| 82 | Plomb | Pb | Métal pauvre | 207, 2 (1) [20], [22] | 14 000 | 208Pb, 206Pb, 207Pb, 204Pb |
| 83 | Bismuth | Bi | Métal pauvre | 208, 98040 (1) | 8, 5 | 209Bi* |
| 84 | Polonium | Po | Métalloïde | [208, 9824][24] | 200×10−9 | 209Po* |
| 85 | Astate | At | Halogène | [209, 9871][24] | Traces | 210At* |
| 86 | Radon | Rn | Gaz rare | [222, 0176][24] | 400×10−12 | 222Rn* |
| 87 | Francium | Fr | Métal alcalin | [223, 0197][24] | Traces | 223Fr*, 221Fr* |
| 88 | Radium | Ra | Métal alcalino-terreux | [226, 0254][24] | 900×10−6 | 226Ra* |
| 89 | Actinium | Ac | Actinide | [227, 0278][24] | 550×10−9 | 227Ac* |
| 90 | Thorium | Th | Actinide | 232, 03806 (2) [20], [24] | 9 600 | 232Th* |
| 91 | Protactinium | Pa | Actinide | 231, 03588 (2) [24] | 1, 4×10−3 | 231Pa* |
| 92 | Uranium | U | Actinide | 238, 02891 (3) [20], [21], [24] | 2 700 | 238U*, 235U*, 234U* |
| 93 | Neptunium | Np | Actinide | [237, 0482][24] | Traces | 237Np* |
| 94 | Plutonium | Pu | Actinide | [244, 0642][24] | Traces | 244Pu* |
| 95 | Américium | Am | Actinide | [243, 0614][24] | — | — |
| 96 | Curium | Cm | Actinide | [247, 0704][24] | — | — |
| 97 | Berkélium | Bk | Actinide | [247, 0703][24] | — | — |
| 98 | Californium | Cf | Actinide | [251, 0796][24] | — | — |
| 99 | Einsteinium | Es | Actinide | [252, 0829][24] | — | — |
| 100 | Fermium | Fm | Actinide | [257, 0951][24] | — | — |
| 101 | Mendélévium | Md | Actinide | [258, 0986][24] | — | — |
| 102 | Nobélium | No | Actinide | [259, 1009][24] | — | — |
| 103 | Lawrencium | Lr | Actinide | [264][24] | — | — |
| 104 | Rutherfordium | Rf | Métal de transition | [265][24] | — | — |
| 105 | Dubnium | Db | Métal de transition | [268][24] | — | — |
| 106 | Seaborgium | Sg | Métal de transition | [272][24] | — | — |
| 107 | Bohrium | Bh | Métal de transition | [273][24] | — | — |
| 108 | Hassium | Hs | Métal de transition | [276][24] | — | — |
| 109 | Meitnerium | Mt | Métal de transition | [279][24] | — | — |
| 110 | Darmstadtium | Ds | Métal de transition | [278][24] | — | — |
| 111 | Rœntgenium | Rg | Métal de transition | [283][24] | — | — |
| 112 | Copernicium | Cn | Métal de transition | [285][24] | — | — |
| 113 | Ununtrium | Uut | Indéfinie[25] | [287][24] | — | — |
| 114 | Ununquadium | Uuq | Indéfinie[25] | [289][24] | — | — |
| 115 | Ununpentium | Uup | Indéfinie[25] | [291][24] | — | — |
| 116 | Ununhexium | Uuh | Indéfinie[25] | [293][24] | — | — |
| 117 | Ununseptium | Uus | Indéfinie[26] | [294][24] | — | — |
| 118 | Ununoctium | Uuo | Indéfinie[27] | [294][24] | — | — |
Notes et références
- Traité élémentaire de chimie, p. 101.
- Le physicien et chimiste irlandais Robert Boyle, fréquemment présenté comme l'auteur du concept d'élément chimique, pratiquait en fait l'alchimie et recherchait le moyen de procéder à la transmutation des métaux entre eux. C'est davantage dans le domaine de l'atomisme qu'il a été précurseur, avec ses travaux fondateurs sur la physique des gaz et l'énoncé de la loi de Mariotte.
- (en) Ken Croswell, Alchemy of the Heavens, Anchor, février 1996 (ISBN 0-385-47214-5) [lire en ligne]
- Tableau périodique standard de l'UICPA du 22/06/2007 : l'élément 112 n'y figure pas encore car il n'a été reconnu qu'en juin 2009.
- (en) Kazuyuki Tatsumi et John Corish, «Name and symbol of the element with atomic number 112 (IUPAC Recommendations 2010) », dans Pure and Applied Chemistry, vol. 82, no 3, 24 février 2010, p. 753-755 (ISSN 1365-3075) [ texte intégral (page consultée le 10 avril 2010) ]
DOI :10.1351/PAC-REC-09-08-20 - G. R. Burbidge et al. , «Californium-254 and Supernovæ», dans Physical Review, vol. 103, 1956, p. 1145 [ PDF texte intégral, lien DOI ]
- (en) Abondance des éléments dans l'espace et nucléosynthèse
- (en) David Arnett, Supernovæ and Nucleosynthesis, Princeton University Press, Princeton, New Jersey, 1996 (ISBN 0-691-01147-8) (OCLC 33162440)
- Ce sont : 2H, <sup>6</sup>Li, <sup>10</sup>B, et <sup>14</sup>N ; il y en a de facto un cinquième avec le 180m1Ta, qui devrait théoriquement connaître une désintégration β en 180W ainsi qu'une capture électronique en 180Hf, mais aucune radioactivité de cette nature n'a jamais été observée, de sorte que cet élément, théoriquement instable, est reconnu comme stable.
- Nuclear Shell Model : Table 1 – Nuclear Shell Structure, selon Maria Gœppert Mayer & J. Hans D. Jensen dans «Elementary Theory of Nuclear Shell Structure», John Wiley & Sons Inc., New York, 1955.
- Surtout les théories de champ moyen et les théories MM.
- C. Samanta, P. Roy Chowdhury and D. N. Basu, «Predictions of alpha decay half lives of heavy and superheavy elements», dans Nucl. Phys. A, vol. 789, 2007, p. 142–154 [ lien DOI ]
- P. Roy Chowdhury, C. Samanta, and D. N. Basu, «Search for long lived heaviest nuclei beyond the valley of stability», dans Phys. Rev. C, vol. 77, 2008, p. 044603 [ texte intégral, lien DOI ]
- P. Roy Chowdhury, C. Samanta, and D. N. Basu, «Nuclear half-lives for α -radioactivity of elements with 100 < Z < 130», dans At. Data & Nucl. Data Tables, vol. 94, 2008, p. 781 [ lien DOI ]
- Carl B. Collins et al. , «First experimental evidence of induced gamma emission of a longlived Hafnium-178 isomer showing a highly efficient X-rays to gamma-rays conversion», Phys. Rev. Lett. 82, 695 (1999).
- B. R. Beck et al., «Energy splitting in the ground state doublet in the nucleus 229Th», dans Physical Review Letters, vol. 98, 2007-04-06, p. 142501 [ texte intégral, lien DOI ]
- Helmer, R. G. ; Reich, C. W., «An Excited State of Th-229 at 3.5 eV», dans Physical Review Letters, vol. C49, 1994, p. 1845-1858 [ lien DOI ]
- (en) Kazuyuki Tatsumi et John Corish, «Name and symbol of the element with atomic number 112 (IUPAC Recommendations 2010) », dans Pure and Applied Chemistry, vol. 82, no 3, 24 février 2010, p. 753-755 (ISSN 1365-3075) [ texte intégral (page consultée le 10 avril 2010) ]
DOI :10.1351/PAC-REC-09-08-20 - David R. Lide (ed. ) : CRC Handbook of Chemistry and Physics, 85ème édition, CRC Press, Boca Raton, Floride, 2005. Section 14, Geophysics, Astronomy, and Acoustics; Abundance of Elements in the Earth's Crust and in the Sea.
- La composition isotopique de cet élément dépend des sources de prélèvement, et la variation peut dépasser l'incertitude indiquée dans la table.
- La composition isotopique de cet élément dépend des sources du marché, ce qui peut entraîner un écart significatif comparé à la valeur indiquée ici.
- La composition isotopique dépend des sources géologiques de sorte qu'une masse atomique plus précise ne peut être déterminée.
- La masse atomique du lithium commercial peut fluctuer de 6, 939 à 6, 996 ; l'analyse de l'échantillon est indispensable pour déterminer la valeur exacte de la masse atomique du lithium apporté.
- Cet élément n'a pas de nucléide stable, et la valeur indiquée entre crochets correspond à la masse de l'isotope le plus stable de cet élément ou à sa composition isotopique caractérisique.
- Par défaut métal pauvre, quoique la configuration électronique de cet élément et ses propriétés chimiques soient toujours indéterminées.
- Par défaut halogène, quoique la configuration électronique de cet élément et ses propriétés chimiques soient toujours indéterminées.
- Par défaut gaz rare, quoique la configuration électronique de cet élément et ses propriétés chimiques soient toujours indéterminées.
Voir aussi
Liens externes
- Base de données de la Société Française de Chimie (SFC)
| s1 | s2 | g | f1 | f2 | f3 | f4 | f5 | f6 | f7 | f8 | f9 | f10 | f11 | f12 | f13 | f14 | d1 | d2 | d3 | d4 | d5 | d6 | d7 | d8 | d9 | d10 | p1 | p2 | p3 | p4 | p5 | p6 | |
| 1 | H | He | |||||||||||||||||||||||||||||||
| 2 | Li | Be | B | C | N | O | F | Ne | |||||||||||||||||||||||||
| 3 | Na | Mg | Al | Si | P | S | Cl | Ar | |||||||||||||||||||||||||
| 4 | K | Ca | Sc | Ti | V | Cr | Mn | Fe | Co | Ni | Cu | Zn | Ga | Ge | As | Se | Br | Kr | |||||||||||||||
| 5 | Rb | Sr | Y | Zr | Nb | Mo | Tc | Ru | Rh | Pd | Ag | Cd | In | Sn | Sb | Te | I | Xe | |||||||||||||||
| 6 | Cs | Ba | La | Ce | Pr | Nd | Pm | Sm | Eu | Gd | Tb | Dy | Ho | Er | Tm | Yb | Lu | Hf | Ta | W | Re | Os | Ir | Pt | Au | Hg | Tl | Pb | Bi | Po | At | Rn | |
| 7 | Fr | Ra | Ac | Th | Pa | U | Np | Pu | Am | Cm | Bk | Cf | Es | Fm | Md | No | Lr | Rf | Db | Sg | Bh | Hs | Mt | Ds | Rg | Cn | Uut | Uuq | Uup | Uuh | Uus | Uuo | |
| 8 | Uue | Ubn | * | Ute | Uqn | Uqu | Uqb | Uqt | Uqq | Uqp | Uqh | Uqs | Uqo | Uqe | Upn | Upu | Upb | Upt | Upq | Upp | Uph | Ups | Upo | Upe | Uhn | Uhu | Uhb | Uht | Uhq | Uhp | Uhh | Uhs | Uho |
| ↓ | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| g1 | g2 | g3 | g4 | g5 | g6 | g7 | g8 | g9 | g10 | g11 | g12 | g13 | g14 | g15 | g16 | g17 | g18 | ||||||||||||||||
| * | Ubu | Ubb | Ubt | Ubq | Ubp | Ubh | Ubs | Ubo | Ube | Utn | Utu | Utb | Utt | Utq | Utp | Uth | Uts | Uto | |||||||||||||||
| Métalloïdes | Non-métaux | Halogènes | Gaz rares |
| Métaux alcalins | Métaux alcalino-terreux | Métaux de transition | Métaux pauvres |
| Lanthanides | Actinides | Superactinides | Éléments non classés |
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