Météorite

Une météorite est un corps matériel provenant de l'espace extra-atmosphérique de taille comparativement petite qui atteint la surface de la Terre.


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Météorite

Définitions :

  • météore parvenant sur la surface terrestre. (source : astrosurf)
  • Astro. - nm Morceaux de matière venus de l'espace, les météorites connus ont une masse allant du gramme à 60 tonnes, mais de plus gros ont du frapper la terre durant les temps géologiques.... (source : geopedia)
  • phénomène lumineux produit par un météoride, ou par tout autre débris rocheux ou métallique, quand il brûle en traversant l'atmosphère de la Terre. Synonyme d'étoile filante (source : astronomieludique.unblog)

Une météorite est un corps matériel provenant de l'espace extra-atmosphérique de taille comparativement petite qui atteint la surface de la Terre. On nomme astéroïde le corps céleste dans l'espace et météorite quand il s'écrase sur la Terre.

Impacts de météorites

Meteor Crater en Arizona.

La masse totale de matière interplanétaire balayée par la Terre est estimée à dix tonnes par jour ; cette matière est constituée principalement de poussières, avec un nombre de corpuscules dépendant (approximativement) du logarithme de l'inverse de leur masse, avec un seuil d'environ 1×10-16 kg, en dessous duquel il y a particulièrement peu de poussières. [réf.  nécessaire]

Ainsi, la Terre ne rencontre guère plus de 2 000 à 3 000 météorites de plus d'un kilogramme par jour[1].

Quand elles pénètrent dans l'atmosphère, le frottement sur les particules la constituant entraine un violent échauffement et une émission de lumière, ce qui forme un météore ou étoile filante :

Des météorites plus massives, heureusement rares (l'histoire humaine écrite n'en relate que deux) peuvent créer d'importants cratères lors de leur impact sur le sol, ou des tsunamis en cas d'arrivée en mer.

L'énergie libérée lors de ces impacts peut entrainer, directement ou par des effets secondaires catastrophiques (par exemple : réactivation de volcans endormis, incendies généralisés, etc. ), la dispersion d'une quantité énorme de particules dans l'atmosphère, suffisante pour modifier brutalement et durablement le climat sur la totalité de la Terre. Suivant la théorie de Luis Walter Alvarez, l'extinction des dinosaures, qui marque la fin du Crétacé, s'expliquerait (voir cratère) par les conséquences de l'impact d'une météorite.

Les astronomes ont dénombré 900 objets volants potentiellement «dangereux» dont le diamètre est compris entre 1 et 10 km. La majorité de ces corps se trouvent dans la ceinture d'astéroïdes, localisée entre Mars et Jupiter, qui contient des objets pouvant mesurer jusqu'à 1 000 km de diamètre et dont la chute sur Terre éliminerait toute vie pour des millions d'années. Aujourd'hui, 70 «objets» pourraient nous rendre visite au cours du prochain siècle. S'ils sont tous d'une taille inférieure à 1 km, la chute d'un seul d'entre eux risquerait d'avoir des conséquences irrémédiables pour la planète. Ainsi, Apophis, un astéroïde de 270 mètres, pourrait percuter la Terre en 2036. La collision est quasi-impossible (la probabilité est de 1 pour 12 346 000) mais si elle avait lieu, elle libèrerait une puissance équivalente à 10 000 mégatonnes de TNT, soit l'ensemble des armes nucléaires de la planète.

Classification des météorites

Article détaillé : Classification des météorites.

On n'a pas de preuve que certaines d'entre elles puissent être du matériel interplanétaire originel primaire. On pense plutôt le plus souvent que les météorites sont des fragments libérés par impact entre des corps plus gros : les astéroïdes (certaines semblent même, à n'en pas douter, résulter d'impacts violents sur la Lune et sur Mars) ou encore libérés par désagrégation gravitationnelle des comètes lors de leur passage près du Soleil.

Chondrite ordinaire trouvée au Maroc.

On peut distinguer deux types principaux de météorites suivant leur corps parent :

  • Les «Fers» (anciennement nommés «Sidérites») sont des météorites essentiellement constituées d'un alliage de fer et de nickel. Avec une densité voisine de 8, ce sont les météorites les plus denses. La majorité d'entre elles (octaédrites) présentent, si on les scie, polit et attaque à l'acide, des bandes entrecroisées caractéristiques nommées figures de Widmanstätten. Les hexaédrites et les ataxites sont respectivement trop pauvres et trop riches en nickel pour présenter ces structures, mais n'en sont pas moins extraterrestres.
  • Les «Achondrites», nous apportent des informations sur la formation et l'évolution des gros astéroïdes et des planètes. Les howardites, eucrites et diogénites (HED), les plus nombreuses, proviendraient de l'astéroïde Vesta (520 km de diamètre). Les shergottites, nakhlites, chassignites (SNC) auraient été arrachées de la surface de Mars lors d'impacts et seraient tombées sur Terre après un transit dans l'espace interplanétaire ; on connait de même des achondrites venues de la Lune. Aubrites, angrites, brachinites sont tout autant d'autres types d'achondrites. Les ureilites, winonaïtes, acapulcoïtes, lodranites proviendraient d'astéroïdes partiellement différenciés.

Mentionnons enfin des météorites mixtes (métal-pierre)  : les pallasites (2 %) sont constituées de cristaux d'olivine translucide enchâssés dans une matrice métallique, ce qui en fait les météorites les plus visuelles, et proviendraient de l'interface entre le noyau métallique et le manteau pierreux d'un astéroïde différencié, et les mésosidérites seraient issues d'un astéroïde détruit lors d'un impact dont des fragments du noyau et de la surface ont pu se mélanger.

Coupe d'une météorite à alliage de fer, figures de Widmanstätten apparentes.

Étude des météorites

Avant 1803 et l'étude de la météorite de l'Aigle faite par Jean-Baptiste Biot à la demande du Ministre Chaptal, le concept de météorite n'existait pas et il s'agissait d'ineptes histoires de pierres tombées du ciel racontées par des paysans béotiens. L'étude scientifique des météorites a débuté avec le rapport de Biot à l'Académie des Sciences de Paris[2] et elle permet actuellement de mieux connaitre les différents mécanismes de la formation du dispositif solaire.

Il est surtout intéressant de constater que les différents minéraux présents dans une chondrite (issue d'un corps parent non différencié) sont semblables à ceux qu'on peut trouver sur une planète (corps différencié) comme la Terre. En effet, si on écrase un fragment de chondrite jusqu'à le diminuer en poudre, puis si on approche un aimant pour séparer les particules magnétiques de celles qui ne le sont pas, on obtient d'une part les particules de fer/nickel constituant le noyau d'une planète comme la Terre et d'autre part essentiellement des silicates semblables à ceux présents dans le manteau et la croûte terrestres. Cette petite expérience a conduit les scientifiques à approfondir le sujet et surtout à mieux expliquer le phénomène de différenciation dont il a été question plus haut.

Un autre exemple intéressant concerne une partie des chondrites dites carbonées, qui sont soupçonnées provenir non pas d'astéroïdes mais de noyaux de comètes. Ces météorites contiennent des acides aminés qui sont les «briques» élémentaires de la vie et semblent confirmer (si leur origine est bien prouvée) que la Terre a régulièrement rencontré des comètes sur son chemin, qui pourraient être à l'origine de la vie sur notre planète.

Un dernier exemple pour finir, avec les rarissimes météorites martiennes et lunaires. Les premières permettent aux scientifiques de commencer à mieux connaitre la géologie martienne avant même que des échantillons n'aient été rapportés depuis cette planète, ce qui est envisageable grâce à des programmes de recherche terrestres tel qu'ANSMET. Les connaissances acquises grâce à ces particulièrement rares météorites pourront aider ces mêmes scientifiques dans leurs recherches quand ils disposeront enfin d'échantillons prélevés sur la planète rouge lors des missions prévues pour les années à venir. Quant aux météorites d'origines lunaires, elles donnent l'occasion aux scientifiques n'ayant pas à leur disposition des échantillons rapportés par les missions Apollo de travailler sur l'histoire de la formation de notre satellite.
Une hypothèse retenue de plus en plus sérieusement serait que la Lune proviendrait de la collision entre la Terre et un astre de la taille de Mars (appelé Théia), qui aurait arraché et projeté hors du manteau terrestre les fruits de cette rencontre. L'énergie phénoménale libérée lors de l'impact aurait permis aux éjectas de quitter la Terre, une bonne partie restant cependant en orbite autour de celle-ci et se réaccrétant pour former la Lune. Il s'agirait alors de la plus grosse météorite ayant jamais croisé la Terre, donnant naissance à notre satellite.

Histoire des météorites

Venant certainement pour la majorité de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, les météorites sont une source unique d'informations sur le dispositif solaire, sa naissance, son évolution, son âge. En quelques décennies, les analyses de plus en plus fines faites en laboratoire, les explorations spatiales et les observations astronomiques ont bouleversé notre connaissance du dispositif solaire.

Toutes les météorites connues actuellement sur Terre proviennent du dispositif solaire. La Meteoritical Society publie chaque année un catalogue des nouvelles météorites analysées : le Meteoritical Bulletin.

Il y a à peu près 40 000 météorites classifiées par la Meteoritical Society (début 2007). Ce nombre augmente d'environ 1 500 chaque année.

Détail de la météorite de Tamentit découverte au Sahara en 1864 (exposée à Vulcania)

On peut distinguer enfin les météorites qu'on a vu tomber et qu'on a retrouvées peu après leur atterrissage : on les nomme des «chutes observées» ou plus simplement des «chutes», par opposition à celles qu'on a découvertes par hasard et qu'on nomme des «trouvailles». La Meteoritical Society attribue un nom ou un numéro à chaque météorite. Il s'agit généralement d'un nom géographique d'un lieu proche de l'endroit de la découverte.

En France, le 7 novembre 1492 est tombée en Alsace à Ensisheim une chondrite de 127 kg : la météorite d'Ensisheim, une des plus fameuses chutes du monde. Elle est actuellement conservée au Palais de la Régence à Ensisheim et gardée par la confrérie St Georges des Gardiens de la Météorite d'Ensisheim, qui réunit chaque année, en juin, les passionnés de ces pierres célestes lors d'une bourse d'échanges remarquable. Les collectionneurs et chasseurs de météorites du monde entier s'y retrouvent.

Parmi les météorites remarquables tombées en France, on peut citer Orgueil, une météorite carbonée classée CI ; Ornans, une autre carbonée qui a donné son nom à une classe de météorites les CO ; L'Aigle, tombée le 26 avril 1803 en Normandie qui fit l'objet d'un rapport scientifique de Jean-Baptiste Biot de l'Académie des sciences. Plus de 2 000 individus (petites météorites) furent retrouvés dans les environs de la ville de L'Aigle.

Avant le rapport de Biot, l'origine des météorites était débattue :

Le plus gros impact français a été identifié en 1967 entre les villes de Rochechouart en Haute-Vienne et de Chassenon en Charente. Le cratère d'environ 21 km de diamètre n'est plus identifiable, mais les roches fracturées par l'énergie de l'impact subsistent par lieu. Il ne reste plus de trace de la météorite qui s'est totalement désintégrée sous la violence du choc. Cet impact a eu lieu il y a à peu près 214 millions d'années.

Voir aussi

Autres définitions

Astroblèmes

Bibliographie

Ouvrages anciens

Publications contemporaines

Filmographie

Liens externes

Notes et références

  1. «Chaque jour, de 2 000 à 3 000 météorites de plus de 1 kg tombent sur notre planète, la majorité s'abimant dans l'océan.» Un avion de ligne croisé par des objets tombés du ciel, site de Futura-Sciences
  2. Jean-Pierre Luminet, Le feu du ciel : Météores et astéroïdes tueurs, Éditions du Cherche Midi, 2002 (ISBN 2749100305) , p.  37-38 

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