Nanomatériau
Un nanomatériau est un matériau possédant des propriétés spécifiques à cause de sa taille et structure nanométrique.
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Nanomatériau - Matériau - Innovation dans la construction
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- ... le Ministère de l'Économie : «Un nanomatériau est composé ou constitué de nano-objets... ou bien les produits Olmix contiennent vraiment des nanoparticules, ... Additifs destinés au renforcement des propriétés de résistance mécanique et de ... pour un respect optimum des matériaux dans lesquels il est intégré.... (source : olmix)
- En effet, les nanoparticules possèdent des propriétés physiques, chimiques mais également biologiques... Un nanomatériau est un matériau (sous forme de poudre, ... (source : sante.public)
- Un nanomatériau est un matériau (sous forme de poudre, ... gel) possédant des propriétés spécifiques à cause de sa taille et structure nanométrique... à l'état de nanoparticules, former dans l'air des nuages explosifs... (source : actualites-news-environnement)
Un nanomatériau est un matériau (sous forme de poudre, aérosol ou quasi-gaz, suspension liquide, gel) possédant des propriétés spécifiques à cause de sa taille et structure nanométrique.
De nombreux matériaux font l'objet de recherche visant à les produire sous forme de nanoparticules (Métaux, céramiques, matériaux diélectriques, oxydes magnétiques, polymères divers, carbones, etc. ), seuls ou en formes ou structures composites.
Les nanomatériaux sont - au sens commun du terme - généralement issue de la nanotechnologie, à la différence des nanoparticules qui peuvent être d'origine naturelle ou résulter de processus tels que le soudage, le fumage, le polissage, etc.
On parle de nanocomposites qui sont par exemple des matériaux dits nanostructurés (en surface ou en volume), ou nanorenforcés,
Fabrication
Deux approches existent, qui consistent à :
- dégrader de la matière en particules nanométriques
- assembler des atomes dans un «réacteur» ou autre dispositif pour produire des nanoparticules
Nanomatériaux aujourd'hui étudiés ou exploités
Les plus fréquemment évoqués sont :
- Nanotubes de carbone ou de nitrure de bore
- Nanoparticules métalliques : sphères métalliques de taille nanométrique. Ces nano-objets peuvent être synthétisés par voie chimique (croissance) ou physique (jets moléculaires). Ex : Nanoargent désinfectant ou désodorisant dans les chaussettes et autres vêtements, ciment autonettoyant au dioxyde de titane ; crème solaire au dioxyde de titane, etc.
- Nanopoudres de céramique (silicates ou oxyde de titane) : obtenus en vaporisant des précurseurs métalliques et/ou organiques dans une flamme à particulièrement haute température. Ces nanopoudres ont des propriétés dans le traitement de surface de matériaux (durcissement), les matériaux bio-compatibles (implants osseux) et les polymères conducteurs surtout.
- Nanofibre, surtout de carbone : ces matériaux ont des propriétés qui intéressent le domaine de la conductivité électrique, de la résistance mécanique et des implants biocompatibles (muscles artificiels). Elles peuvent aussi servir à stocker efficacement l'hydrogène.
- Nanofeuille de verre : leur usage est envisagé dans le domaine des disques optiques. La densité d'informations pourrait être multipliée par 4 par ce procédé, mettant en œuvre le dépôt d'oxyde de cobalt sur la surface du disque. Des procédés mettant en œuvre du chrome, du zirconium et du cobalt laissent espérer des densités toujours plus importantes.
- Nanofilm d'ADN : ces films ont des propriétés filtrantes, exploitables surtout dans le domaine environnemental.
- Nanocristal : par exemple, diamant artificiel ayant des propriétés électriques servant à fabriquer de nouveaux microprocesseurs. Les cristaux naturels, comme l'opale ou le saphir sont soumis à des recherches. nanocristaux de semi-conducteurs fluorescents, etc.
- Nanocomposites : des matériaux composites ayant des propriétés de dureté et de résistance à l'usure.
- nanoproduits pour l'alimentation ; antiagglomérant pour sucre de table à la silice (avis réservé de l'AFSSA [1] en France qui demande un étiquetage spécifique).
Autres nanomatériaux :
- fullerène
- nanopigments de dioxyde de titane
Risques
Les risques toxicologiques et écotoxicologiques sont liés à la taille particulièrement petite (100 000 fois plus petit qu'une cellule humaine moyenne) de ces matériaux, qui fait qu'ils se comportent comme des gaz et passent au travers des muqueuses et de la peau et de l'ensemble des barrières (y compris méninges protégeant le cerveau, et placenta). Les risques sont par conséquent potentiellement liés à
- l'inhalation
- l'ingestion
- le contact cutané et passage percutané
Le risque fluctue selon le nanomatériau reconnu (selon la taille, la quantité, la structure, la surface spécifique et réactivité de surface, la toxicité chimique, une éventuelle radioactivité, les capacités d'agrégation, la réactivité, le comportement dans l'eau ou l'air, la présence éventuelle d'un surfactant ou d'un solvant, etc. ).
Un même matériau présente par conséquent une toxicité accrue quand il est à une dimension nanométrique.
Un des principaux risques identifiés concerne l'air inhalé. Selon certaines sources[2]
- une particule de 1 nm ne peut pas atteindre les alvéoles pulmonaires ;
- une particule de 5 nm se dépose aléatoirement au niveau du nez et du pharynx, de la trachée et des bronches ou encore au niveau des alvéoles ;
- une particules de 20 nm se dépose dans plus de 50 % des cas au niveau alvéolaire.
Les nonoparticules insolubles présentent aussi des propriétés de translocation leur servant à se déplacer dans l'organisme. Ces particules peuvent passer des poumons au sang, puis être distribuées dans la totalité de l'organisme. Ces particules intéressent aussi la pharmacologie pour leur capacité à atteindre le cerveau, à franchir les barrières intestinales, cellulaires et placentaires[3].
Un rapport IRSST (Ostiguy et al., 2006) regroupe dans le détail les connaissances toxicologiques répertoriées spécifiques aux nanoparticules.
Certains métaux (aluminium, lithium, magnésium, zirconium) ou des produits combustibles peuvent, à l'état de nanoparticules, former dans l'air des nuages explosifs. Ils doivent être entreposés sous atmosphère inerte (azote par exemple).
Les risques peuvent concerner des travailleurs québécois (plusieurs centaines de personnes exposées, au Québec, à des nanoparticules[4]) ou encore des utilisateurs de produits finis.
Voir aussi
Liens externes
Bibliographie
Notes et références
- avis du 24 mars 2010 sur les «risques liés aux nanomatériaux pour la population générale et dans l'environnement».
- http ://www. irsst. qc. ca/files/documents/PubIRSST/R-455. pdf (page iii)
- http ://www. irsst. qc. ca/files/documents/PubIRSST/R-455. pdf (page iii)
- http ://www. irsst. qc. ca/files/documents/PubIRSST/R-455. pdf (page iii)
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/12/2010.
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