Sang-dragon
Le sang-dragon est une substance résineuse rougeâtre obtenue à partir de diverses espèces végétales des genres Dracæna, Dæmonorops, Croton et Pterocarpus.
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Plante industrielle - Plante médicinale - Résine - Matériau - Encens - Matériel de peinture - Matériel d'art
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Le sang-dragon est une substance résineuse rougeâtre obtenue à partir de diverses espèces végétales des genres Dracæna, Dæmonorops, Croton et Pterocarpus.
Usage
Il est utilisé comme pigment dans la préparation de vernis et d'encres. On l'utilise entre autres pour vernir les violons. Il est aussi utilisé pour teindre le marbre et le plâtre mais aussi pour la photogravure et l'émaillage. La médecine respectant les traditions chinoise l'emploie pour contrôler la douleur et les saignements et pour aider à cicatriser les blessures et les contusions.
Origines
Le sang-dragon est connu depuis l'Antiquité. Les Grecs, les Romains et les Arabes l'utilisaient comme teinture mais aussi pour ses propriétés médicinales et il a été décrit par Dioscoride et d'autres auteurs anciens. Le sang-dragon des Romains était certainement tiré de la base des feuilles du Dracæna cinnabari. Il est mentionné dans le Periplus Maris Erythræi (tour de la mer Rouge) au premier siècle comme étant l'un des produits de l'île de Socotra, un important centre de traite depuis l'époque des Ptolémées. Il y avait une grande confusion dans le monde romain et en Chine entre le vrai sang-dragon d'origine végétale et le cinabre d'origine minérale, un sulfure de mercure toxique.
Le Dracæna draco, venant du Maroc et des îles Canaries, devint plus tard la principale source de sang-dragon. On l'obtient en pratiquant des incisions dans le tronc et les branches de cet arbre, et en récoltant l'exsudat rouge grenat qui s'en écoule.
Plus il y a peu de temps, le Dæmonorops draco, un palmier grimpant venant de Sumatra et de Bornéo, mais aussi quelques espèces voisines, ont beaucoup remplacé les Dracæna comme source de sang-dragon. On extrait la résine qui recouvre les fruits de ces palmiers rotin en les secouant dans des sacs de jute ou par évaporation de l'eau. La résine ainsi obtenue, d'un rouge carmin foncé, est nommée «jernang». On la vend en poudre, en boules, en pains ou en bâtons.
D'autres espèces végétales, appartenant aux genres Croton et Pterocarpus produisent une résine identique et sont aussi exploitées pour la production de sang-dragon.
Composition
Sa composition est variable selon l'origine. Mêlés à la résine on trouve en proportion variable des sels de calcium, diverses matières grasses et de l'acide benzoïque en particulièrement faible quantité.
Liste des sources botaniques de sang-dragon
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/12/2010.
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